Pourquoi utiliser un Ice-Breaker en Digital Learning ?

Outils très utilisés en formation présentielle – en inter ou en intra, les Ice-Breakers, comme leur nom l’indique, visent à casser la glace entre les participants pour favoriser les rencontres et les échanges et créer un climat de confiance qui mettra d’emblée tout le groupe en activité.

Souvent utilisé en début de formation, l’Ice-Breaker constitue également un excellent support pour aborder la thématique d’une formation de manière décontractée et ludique.

Au fur et à mesure que les relations se renforcent, la capacité d’apprentissage de vos apprenants se renforce également. Il s’agit donc de mettre tout le monde sur la même longueur d’onde, créant un groupe d’apprenants plus enthousiastes.

Qu’est-ce qu’un Ice-Breaker  ?

En formation présentielle, l’Ice-Breaker est proposé comme une première activité par le formateur.

Il existe énormément d’activités possibles plus ou moins impliquantes. Le plus souvent, l’Ice-Breaker passe par le jeu et propose une approche décalée pour donner l’occasion à chaque participant de s’exprimer et permettre au groupe de se découvrir sous un angle particulier.

Inclusif mais basé sur une participation volontaire, il s’agit, en règle générale, d’un exercice assez court, simple et qui ne nécessite pas de compétence ou de connaissance particulière (Partage d’anecdote, souvenir atypique, jeu de rôle absurde…)

L’efficacité de l’Ice-Breaker repose sur sa capacité à créer un moment de partage collectif sympathique et marquant.

En digital learning  ?

Même si la possibilité de créer de l’interaction entre les apprenants d’un parcours Digital Learning est limitée, l’Ice-Breacker joue un rôle considérable dans l’engagement et l’implication de l’apprenant dans sa formation digitale.

Dans le contexte d’une formation digitale learning, proposer un Ice-Breaker en début de parcours porte 3 objectifs complémentaires.

  • Créer l’engagement : Comme pour une formation présentielle, l’Ice-Breaker d’une formation digitale permet de créer une dynamique et de générer de l’enthousiasme pour la thématique et la formation proposée. C’est évidemment un élément crucial pour engager l’apprenant dans son parcours de digital learning et assurer sa motivation et son implication dès le début de la période apprentissage.
  • Introduire la thématique de la formation : Objectif poursuivi aussi en formation physique, l’Ice-Breaker permet de présenter la thématique, de l’introduire de manière ludique et d’en aborder les bénéfices de manière indirecte. Développer une Ice-Breaker autour de la thématique, permet de lever quelques préjugés que l’apprenant peut avoir sur le sujet ou sur la formation proposée. En adoptant un ton décalé ou en s’appuyant sur des principes de gamification, l’Ice-Breaker rend une thématique « difficile » plus attirante et plus concrète pour maximiser l’attention de l’apprenant.
  • Mettre en confiance et chasser les réticences. Dans certains cas, les parcours de digital learning peuvent générer inquiétude ou stress. Ce phénomène intervient par exemple dans le cas d’une formation certifiante ou lorsqu’il s’agit d’une cible d’apprenant rarement mise en situation de formation. L’Ice-Breaker doit alors permettre de rassurer l’apprenant sur sa capacité à suivre la formation, à prendre facilement en main l’outil digital, ou à réussir sa certification.

Quelle forme prend l’Ice Breaker en Digital learning  ?

En formation en salle, l’Ice-Breaker prend souvent la forme de dialogues, d’échanges entre participants ou de sessions ludiques de questions réponses.

Dans un contexte de digital learning, l’Ice-Breaker doit proposer d’autres formats qui devront favoriser l’enthousiasme et l’engagement de l’apprenant.

Les quiz ou les énigmes sont, par exemple, des Ice-Breakers très efficaces pour introduire une thématique ou susciter la curiosité de l’apprenant.

Les jeux de mise en situation / de simulation sont des outils «  brises glaces  » très pertinents pour mettre en confiance l’apprenants ou proposer une approche très concrète du sujet de la formation.

Même si l’approche digital learning correspond à un moment de formation individuelle, elle peut s’inscrire dans un parcours blended learning. Dans ce cas l’Ice-Breaker du digital learning peut aussi s’appuyer sur l’émulation du groupe pour proposer des sondages en ligne ou des défis à distance comme le propose parfois le jeu vidéo.

L’Ice-Breaker est un outil essentiel dans l’arsenal de l’animateur de formation présentielle (qui peut d’ailleurs prendre la forme d’une activité digitale). Il est aussi incontournable dans un dispositif digital notamment pour favoriser l’enthousiasme et l’implication de l’apprenant pour optimiser son apprentissage et l’ancrage des connaissances.

Cet article a été initialement publié dans Learning Technologies e-magazine Décembre 2018

Les bénéfices de la gamification de la formation

La gamification d’une formation est une approche à prendre au sérieux  !
Lorsqu’il s’agit de formation continue ou de digital learning, le jeu n’est pas uniquement proposé pour le plaisir mais aussi pour favoriser l’ancrage mémoriel.

Une utilisation appropriée du jeu peut augmenter le taux de participation aux parcours de digital learning, accroître la motivation des apprenants et même améliorer leur rétention.

Depuis plusieurs années, il est communément admis que le jeu demeure un outil extrêmement efficace pour l’apprentissage, dans cet article, nous nous proposons d’analyser pourquoi la gamification peut rendre le digital learning plus attrayant et plus efficace.

1) Le jeu transforme l’appréhension en plaisir

Le travail est pour la plupart des gens l’antonyme du plaisir et la formation liée au travail n’y fait pas exception. Il y a une sensation naturelle d’appréhension associée à la formation et le sentiment qu’elle doit être subie. Non seulement cela rend l’expérience négative, mais c’est aussi contre-productif puisque dans cet état d’esprit les capacités de rétention de l’apprenant sont réduites.

Le jeu est un levier pertinent pour, non seulement rendre la formation plus amusante mais aussi plus efficace. Certaines études* montrent que gamifier le travail augmenterait de 40 % la capacité des employés à perfectionner et accroître leurs compétences. C’est l’entreprise dans son ensemble qui bénéficierait des performances accrues de ses collaborateurs.

Par ailleurs, des spécialistes de la gamification défendent que « si vous pouvez rendre une activité plus amusante et inclure des notions de jeu, vous pouvez amener les gens à faire ce qu’ils ne voudraient pas faire autrement ».

En effet, biologiquement, la dopamine qui est libérée lorsqu’une personne éprouve du plaisir augmente naturellement sa motivation à poursuivre cette activité. C’est sur la base de ce phénomène chimique que les récompenses de jeu fonctionnent.

2) La gamification d’une formation permet de transformer «  devoir  » en «  vouloir  ».

Le jeu a longtemps été absent dans le monde de l’entreprise et de la formation continue. Cependant, jouer ne fait pas que rendre les choses plus agréables. Le jeu encourage aussi les gens à apprendre, à se concentrer davantage et à accroître leurs efforts et leur détermination à se former.

Les travaux du Dr Judy Willis, neurologue et chercheuse spécialisée sur la mécanique d’apprentissage et ses impacts chimiques sur le cerveau viennent appuyer cette thèse. Ses études ont montré que la dopamine, neurotransmetteur du plaisir, est libérée lorsque les gens exécutent des tâches dont ils ne connaissent pas le résultat ou lorsqu’ils aiment certaines activités.

Le jeu rempli les deux conditions  ; ils sont imprévisibles, ils inspirent, et la dopamine qu’ils permettent de libérer encourage les apprenants à continuer. Peut-être plus important encore, les formations gamifiées augmentent la rétention parce que les apprenants se sentent plus concernés par le sujet.

3) Mettez les apprenants au défi et donnez-leur une raison d’apprendre.

Nous le savons tous, une formation «  passive  » n’est pas un gage de réussite lorsqu’il s’agit d’appliquer des connaissances acquises. Gamifier la formation permet de contourner cet écueil en stimulant le participant et en le rendant acteur de son apprentissage.

Lorsque les apprenants se sentent mis au défi, ils sont motivés à continuer et à revenir jouer donc à apprendre. L’Homme est instinctivement stimulé par la nécessité de vaincre des obstacles ou résoudre des énigmes pour passer à un niveau supérieur ou à une autre étape.

Concevoir une formation autour de défis à réussir est une approche plus efficace et engageante qu’une conférence. Les défis peuvent prendre plusieurs formes : il peut s’agir de déverrouiller les différentes sections d’un contenu, de résoudre une énigme, ou vaincre un adversaire.

Ce qui est important, c’est que la mécanique du jeu créée une montée d’adrénaline, générée par la nécessité d’être le meilleur ou le plus rapide. Chaque fois qu’un apprenant est mis au défi et qu’il atteint l’objectif qui lui a été fixé, le cerveau libère cette fameuse dopamine.

Les défis les plus efficaces en digital learning (qui vont libérer le plus d’adrénaline) reposent 3 dimensions  :

  • Créer de la tension :
  • Il s’agit de rédiger un scénario inspiré de la vie réelle dans lequel l’apprenant va incarner le personnage central. Proposer une histoire forte dont l’apprenant est le héros va permettre de l’engager, de l’intéresser et de générer chez lui un stress positif.
  • Créer de l’urgence :
  • Intégrer une menace ou un couperet au scénario va encourager l’apprenant à être performant. La clé, c’est que cet ultimatum soit immédiat et réaliste.
  • Créer une contrainte de temps :
  • Pour renforcer l’impression de tension et d’urgence et pousser le cerveau à produire l’adrénaline qui va stimuler l’apprenant, il suffit de minuter l’activité.

4) Le recours à la gamification en digital learning inspire, motive et réactive

L’humain est naturellement curieux et désireux de découvrir et d’apprendre, mais l’approche rébarbatives de certaines méthodes de formation constituent des freins à ces prédispositions.

La gamification permet de capter l’attention et de donner envie à l’apprenant. La mécanique du jeu stimule et accroit le plaisir d’apprendre et l’envie d’atteindre les objectifs fixés.

Pour résumer, la gamification permet de fixer des buts qui cachent des objectifs pédagogiques.

Utilisé avec pertinence, le jeu active la tendance naturelle de l’homme à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé. Les mécanismes de gamification d’une formation dépassent le simple fait d’obtenir des récompenses ou de gagner, mais favorisent la recherche d’accomplissement et un état d’esprit motivationnel constant.

En effet, en permettant à l’apprenant de fixer ses propres objectifs pour la formation et de mesurer les progrès réalisés, vous vous assurez de son engagement et de sa motivation à suivre l’intégralité du parcours digital learning proposé.

Le jeu n’est pas la panacée, dans certaines situations ou pour certaines thématiques, la gamification ne sera pas efficace ou bienvenue. En effet, gamifier «  juste pour  » rendre le cours plus attrayant ou amusant n’est pas une raison suffisante et serait même la plupart du temps un mauvaise idée.

Quand utiliser la gamification  ? Lorsque le succès d’une formation nécessite qu’elle s’appuie sur l’engagement et l’implication des apprenants, par exemple dans le cas d’une formation obligatoire ou s’il existe des réticences ou des a priori sur le sujet traité.

Le jeu est un outil puissant mais cela reste un outil et doit être utilisé avec discernement.

* Gamification Techniques Increase Your Employees Ability To Learn By 40 % | Business Insider Australia". Businessinsider.com.au. 2013-09-19. Retrieved 2013-09-28.

A lire pour en savoir plus : Qu’est-ce que la gamification en digital learning  ?

Qu’est-ce que la gamification en digital learning ?

La plupart des définitions trouvées sur le web décrivent la gamification comme « l’application d’éléments et de mécanismes du jeu à des contextes autres qu’un jeu dans le but d’accroître l’engagement des utilisateurs « . Karl Kapp, spécialiste de la gamification et des jeux d’apprentissage donne la définition suivante : « La gamification détermine un cadre qui permet d’ajouter l’interactivité, l’engagement et l’immersion qui mènent à un bon apprentissage. »

Ce qu’est la gamification n’est PAS.

Une mauvaise compréhension du concept de gamification affecte directement la façon dont le jeu est utilisé pour développer un parcours digital learning.
Soyons clairs.

La gamification n’est PAS un jeu. Ce n’est même pas un apprentissage basé sur le jeu. Il n’exige pas que les apprenants jouent.

La gamification n’est même pas une question de conception de jeux à part entière. Il s’agit simplement d’utiliser des mécanismes de jeu et des éléments du jeu pour rendre les activités quotidiennes (comme le digital learning) plus attrayantes et engageantes.

L’objectif est d’améliorer le processus d’apprentissage et donc de le rendre plus amusant et plus engageant, mais pas de remplacer l’apprentissage par le jeu.

La gamification est bien plus que des points, des systèmes de classement ou des badges.

Un bon parcours digital learning gamifié se concentre sur des facteurs de motivation intrinsèques plutôt qu’externes et sur l’engagement émotionnel. Cela signifie qu’un contenu digital learning gamifié peut être suivi sans qu’il n’y ait l’attribution de point, de badge ou de niveau.

La gamification doit mettre l’apprenant dans de bonnes dispositions pour l’apprentissage et la rétention en tirant profit des propensions psychologiques humaines pour le jeu.

La gamification vise à apporter des avantages réels à l’apprenant, au département de formation et à l’organisation dans son ensemble. Par conséquent, la réflexion autour de la gamification d’une formation doit aller au-delà du simple développement d’un système dans lequel les points sont cumulés dans le but de collecter des badges etc. Bien qu’il s’agisse d’un bon point de départ et d’un moyen de stimuler par la compétition, le scoring doit être considéré comme un moyen d’atteindre un objectif et non comme une fin en soi.

Comment faire pour que la gamification fonctionne ?

Mal appliquée, la gamification peut engendrer des coûts importants de conception de digital learning qui non seulement n’engageront pas les apprenants, mais au contraire risquent de les faire douter de l’efficacité de la gamification de la formation.

Pour que cela fonctionne, les principes de conception d’un parcours digital learning doivent être respectés et adaptés :

  • Centré sur l’apprenant : La gamification doit aider vos apprenants à atteindre les objectifs pédagogiques.
  • Utile : Le contenu doit être pertinent et axé sur des scénarios réels.
  • Centré sur le contenu et le design, pas sur la technologie  : La gamification d’une formation n’est pas conditionnée par la technologie, le digital ou le fait que la formation soit dispensée on-line. La gamification est au service de la conception pédagogique.

Pour que la gamification produise les résultats escomptés, il est impératif que vous évaluiez d’abord votre stratégie digital learning existante : une approche gamifiée serait-elle cohérente avec le reste de votre offre de formation ?

Alors, devriez-vous gamifier votre parcours digital learning ?

Cela dépend de vos objectifs de formation et des besoins de l’organisation. Gamifier juste pour rendre la formation plus attrayante et amusante n’est jamais pertinent. Un service formation a pour vocation de développer les compétences des collaborateurs de l’entreprise pour augmenter leur performance et leur productivité. Gamifier une formation doit donc toujours servir ces objectifs, et non créer une expérience « simplement » ludique.

Toutefois, s’il s’agit d’augmenter le nombre de participants, de renforcer l’implication et l’engagement des apprenants ou d’améliorer le ROI de vos parcours digital learning, opter pour la gamification est une excellente idée, surtout si la formation est obligatoire.

Votre choix doit s’appuyer sur les 3 éléments suivants :

  • les méta-objectifs et les objectifs pédagogiques de la formation,
  • la cible concernée par la formation,
  • le contenu à gamifier.

Une fois ces points clarifiés, la gamification de votre formation permettra de stimuler l’engagement et la rétention des apprenants. Ils se formeront en s’amusant et gagneront en performance !

A lire pour en savoir plus : Les bénéfices de la gamification de la formation

Syntaxe d’un texte pédagogique : 3 erreurs à ne pas faire

Pour garantir à vos apprenants des contenus faciles à assimiler, la densité, mais aussi la syntaxe du texte pédagogique est déterminante. La manière dont les mots sont disposés dans la phrase a une influence majeure sur la lisibilité, la clarté et la facilité de lecture d’un texte pédagogique.

Voici 3 erreurs de syntaxes à ne pas commettre lorsque vous rédigez des textes pédagogiques.

1. les structures enchâssées

Pour faciliter la compréhension d’un texte, la syntaxe doit éviter les structures enchâssées, c’est à dire les propositions relatives en surnombre.

Ex : Ce X qui est un type Y qui se trouve en A dans le cas où Z ….

2. les raisonnements qui vont du particulier au général

A proscrire également, les raisonnements qui vont du particulier au général. Présentés dans cet ordre, ils ont tendance a être plus difficiles à assimiler.

Ex : Les lymphocytes B sont des globules blancs, qui sont des cellules qui défendent l’organisme, qui sont produites dans la moelle osseuse, se trouve…

Il est au contraire préférable d’aller du général au particulier et de respecter l’ordre chronologique du procédé que l’on explicite. Cela permet à l’apprenant de mieux cerner les relations naturelles entre les éléments.

Ex : La moelle osseuse produit des cellules de défense de l’organisme : les globules blancs.
Les lymphocytes B sont un types de globules blancs
.

3. les combinaisons négations et verbes négatifs

A éviter aussi, les phrases qui combinent négations et verbes négatifs…

Ex : Il ne faut pas éviter de revenir sur les tentatives d’accord qui ont échouées…

Tips LALAMEDIA

Chaque phrase doit être compréhensible à la première lecture. Si l’équipe pédagogique doit relire une phrase pour en comprendre le sens, les apprenants buteront certainement aussi dessus ! C’est le signe que vous devez revoir la syntaxe de votre texte pédagogique.

Texte pédagogique : la densité

Une des premières préoccupations du concepteur pédagogique est la lisibilité, la clarté, et la facilité de lecture des textes pédagogiques, qu’ils soient écrits ou oraux. Si à la première lecture, l’impression du relecteur – nécessairement subjective – est souvent révélatrice de la qualité du texte lu, il est également nécessaire d’employer une véritable méthode de relecture basée sur une analyse objective du texte.

Comment peut-on définir un texte pédagogique «  trop compliqué » ?

Les sciences du langage fournissent des outils d’analyse du sens et de la syntaxe, et même de la qualité de la diction du texte pédagogique.

La densité sémantique d’un texte pédagogique

Un texte « dense » fait appel à de nombreuses notions spécialisées ; plusieurs mots par phrase sont empruntés à un vocabulaire professionnel ou propre à une discipline. Ce type de texte est facilement lu et compris par l’apprenant si ce vocabulaire a été parfaitement et solidement acquis : en d’autres termes, si aucun effort de mémoire excessif n’est nécessaire pour se rappeler de son sens. La lecture peut donc rester fluide et l’attention concentrée sur le fond.

En revanche, lorsque ce vocabulaire est fragile (acquis récemment), un effort de mémoire est nécessaire.  Cet effort peut constituer un excellent outil exercice pédagogique, mais il rend la lecture moins efficace, car il interrompt son fil.

Il faut donc être vigilant et ne pas cumuler ces éléments de vocabulaire dans la même phrase, afin de ne pas saturer les capacités cognitives de l’apprenant… ni le décourager.

Mais écrire simplement ne signifie pas appauvrir le texte et réduire l’étendu du vocabulaire au strict minimum. Les éléments de vocabulaire qui correspondent au sujet étudié sont au contraire les bienvenus car ils sont indispensables à l’apprentissage, mais ils doivent être utilisés avec soin.

Il est également essentiel de ne pas utiliser des mots spécialisés d’un domaine d’étude étranger à celui du module, car on imposerait à l’apprenant une difficulté superflue qui va desservir le but pédagogique premier.

Voir à ce sujet les principes de Mayers, qui a montré que l’introduction d’éléments de sens éloignés de l’objet du module pédagogique dessert l’apprentissage.  

Éviter les répétitions

La redondance des éléments, loin de simplifier le texte, diminue l’attention de l’apprenant et l’incite à sauter des lignes…

Etre clair ne signifie pas répéter les mêmes informations à l’envie ! Au contraire, chaque phrase doit véhiculer une idée ; de cette manière, on conserve l’attention de l’apprenant.

La répétition présente en revanche un intérêt pédagogique lorsqu’elle intervient à des moments clés tels que la synthèse, le feed-back, etc.

Tips LALAMEDIA

Un texte doit toujours être relu par une personne du même niveau que l’apprenant. Il est impossible pour les experts de cerner eux-mêmes la difficulté que peut poser un texte pour un néophyte.

Le Digital Learning déteste-t-il la lecture ? (partie 1)

Mettre à l’écran un texte « long » en digital learning est communément considéré, pour les Concepteur Pédagogique Multimédia, comme une mauvaise pratique, voire un écueil pédagogique et ergonomique.

Il est certain qu’un texte écrit mis à l’écran sans autre forme de traitement pédagogique ne se différencie pas du simple PDF. A quoi bon, donc, s’investir dans la production digitale et utiliser des outils techniques complexes pour un résultat si pauvre ?

Texte en digital learning : garder l’essentiel

De ce fait une action courante du Concepteur Pédagogique Multimédia est de résumer, de supprimer « le superflu », voire d’élaguer le contenu textuel, et, si possible, de remplacer les textes par des contenus multimédias.

De nombreux arguments pédagogiques, ergonomiques et sociétaux confortent ce parti pris :

  • Habitué à un zapping permanent et au survol des textes sur internet, l’apprenant est bien souvent découragé à la vue d’un texte de plus de 5 lignes. La lecture en diagonale est devenue la norme.
  • La lecture à l’écran est non seulement plus lente de 25 % mais présente aussi un moindre confort visuel. Le scintillement de l’écran pousserait inconsciemment l’internaute à abréger la lecture.
  • De nombreuses études montrent que l’apprentissage est favorisé par l’association de textes et d’images. Laisser des lignes sans illustration constitue donc un manquement pédagogique.

Pourtant, le texte à lire présente des atouts pédagogiques et une richesse de contenu qui ne sont plus à démontrer. Il est aussi évident que certains concepts complexes ne peuvent pas être schématisés, mais nécessitent d’être explicités de manière linéaire. Enfin, les lecteurs assidus parmi les apprenants ont de bonnes performances d’apprentissage sur les textes longs ; c’est donc plutôt la tendance au « tout visuel » qui les irritent et les découragent !

 

Tips LALAMEDIA pour bien intégrer vos textes

Le graphiste intervient très tôt dans la conception d’un contenu afin de garantir sa compréhensibilité.

Son rôle est d’orchestrer la présence des textes dans les écrans à travers des templates qui apportent un équilibre entre textes et illustrations.

Son objectif : rendre agréable et motivante la lecture d’un texte à l’écran.

Son expertise devient incontournable lorsque le texte est très présent.

Lors du contrôle qualité, nous sommes attentifs à l’organisation de chaque écran… une correction, un ajout de dernière minute et le charme est rompu !

 

> Retrouvez ici la partie 2 de cet article

 

Quel traitement graphique choisir pour habiller un contenu pédagogique ?

Le traitement graphique se choisit en amont du projet car il est nécessaire d’estimer les modalités pratiques de la production en terme de temps et de ressources à mobiliser. Cependant, le choix du traitement graphique doit se faire en fonction des buts pédagogiques recherchés.

Cette analyse se fait lors de la phase de conception générale et doit faire l’objet d’une maquette.

Cet article propose de comparer trois modalités visuelles. 

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