5 indicateurs à suivre pour calculer le ROI d’une formation digitale.

En complément de l’article comment évaluer le ROI de votre digital learning , nous vous proposons 5 indicateurs intéressants pour vous aider dans le calcul du ROI de vos formations digitales.

Comment déterminer le retour sur investissement du digital learning

Définir le ROI de la formation en ligne consiste à déterminer si les résultats obtenus justifient l’investissement financier réalisé.

La réalisation et le déploiement d’un programme de formation en ligne, même pour des projets digital learning de moindre envergure, représentent un investissement important. Mais quelle que soit votre définition d’une formation réussie, les formations digitales ne sont utiles que si elles permettent de développer les résultats de l’entreprise.

Voici 5 datas à collecter pour affiner le calcul du retour sur investissement d’une formation digitale.

1. Paramètres LMS

Les rapports et analyses que permettent les plateformes LMS vous donnent un aperçu complet de l’ensemble de votre programme de formation en ligne.

Grâce aux données fournies par les plateformes LMS, vous pouvez voir comment les apprenants en entreprise progressent. Vous pouvez également suivre leurs certifications et leurs connaissances sur les thématiques abordées. Les LMS permettent aussi de recueillir les feedbacks des apprenants qui vous aideront à améliorer continuellement votre stratégie de formation en ligne.

Les statistiques fournies par les plateformes LMS sont nécessaires pour déterminer le véritable retour sur investissement du digital learning. Par exemple, votre module de formation en ligne sur la négociation et la vente a un faible taux de participation, il ne peut donc pas contribuer efficacement à l’amélioration des pratiques commerciales de l’entreprise. Ce module de formation en ligne ne remplit pas ses objectifs et consomme des ressources sans les rentabiliser.

Grâce aux informations fournies par votre LMS, vous pouvez identifier les modules ou les contenus répondants aux attentes des apprenants et ceux qui doivent être supprimés ou réévalués.

2. Application dans le monde réel

Outre les informations statistiques fournies par le LMS, une analyse qualitative est également essentielle. Il s’agit de confirmer si les apprenants sont capables d’appliquer au quotidien les connaissances qu’ils ont acquises en formation.

Une formation en ligne efficace doit faciliter la rétention et l’assimilation des connaissances. Les apprenants en entreprise doivent disposer des ressources de formation en ligne dont ils ont besoin pour mettre leurs compétences en pratique et atteindre leurs objectifs. C’est ce qui va rendre l’effort de formation rentable.

L’une des meilleures façons d’évaluer l’application des connaissances en situation réelle est de recourir à des simulations et à des scénarios de formation en ligne. Ils vont faire appel à l’expérience et au savoir-faire des apprenants pour prendre les bonnes décisions et atteindre l’objectif attendu.

Sur la base des résultats obtenus, vous serez en mesure d’évaluer la pertinence de la formation et de valider qu’elle permet de renforcer les compétences et les connaissances visées.

3. Temps consacré à la formation en ligne

Évidemment, le temps que les apprenants consacrent à leur formation pourrait être utilisé à des activités plus directement productrices de valeur pour l’entreprise. Donc comptablement, moins l’apprenant passe de temps à suivre la formation, meilleur sera le ROI.

Le temps de formation doit être rapporté aux progrès réalisés par les apprenants, en particulier s’ils permettent d’améliorer le chiffre d’affaires ou l’efficacité du collaborateur.

4. Satisfaction des apprenants

Un apprenant satisfait est un apprenant qui continuera à se former régulièrement et à monter en compétence.

La satisfaction de l’apprenant joue donc un rôle essentiel dans le ROI de la formation. Plus vos collaborateurs seront satisfaits par l’expérience apprenant qu’il leur est proposée, plus ils seront enclins à s’impliquer dans leur parcours de formation en ligne. Par conséquent, les bénéfices de la formation et la mise en application seront bien meilleurs.

Mesurer la satisfaction des apprenants est un facteur important du ROI d’une formation puisqu’il permet de prendre en compte le facteur humain. Des évaluations favorables signifient généralement que l’investissement est pertinent et que la formation est efficace et nécessaire. A contrario, les opinions négatives indiquent que la formation en ligne pourrait avoir besoin d’être optimisée ou réorientée.

5. Coût par rapport au résultat

L’un des moyens les plus directs de déterminer le ROI du digital learning est de mesurer les coûts par rapport aux résultats.

Vous avez investi un certain budget et du temps pour la réalisation de vos parcours de formation en ligne. Mais ont-ils atteint leurs objectifs ?

Pour répondre à cette question, vous devez d’abord élaborer des critères d’évaluation. Comment allez-vous mesurer le succès ? Combien de temps faut-il pour que la formation en ligne soit déployée et soit suivie d’effet ?

Définissez précisément les bénéfices attendus : croissance de chiffres d’affaires, augmentation de la productivité… et mettez-les en perspective des coûts totaux de développement, de déploiements et de tous les frais annexes nécessaires la réalisation de la formation en ligne.

A lire : Comment évaluer le ROI de votre digital learning

Chacune de ces techniques de calcul de ROI constitue une pièce du puzzle. Elles vous aident à identifier les points d’amélioration ou d’optimisation de votre stratégie digital learning.

Il est tout à fait possible d’envisager d’utiliser chacune de ces approches pour vous permettre d’avoir une vue d’ensemble du ROI de vos formation en ligne.

Par exemple, les mesures de satisfaction vous donnent une indication claire de la façon dont les apprenants de votre entreprise pensent et ressentent leur formation en ligne. Mais les données fournies par votre LMS ou le temps consacré à la formation constituent aussi des données nécessaires pour vous permettre de mener une analyse complète et de fixer des objectifs mesurables à vos formation en ligne.

9 questions essentielles à traiter au lancement d’un projet digital learning

Le démarrage d’un projet est crucial. Les réunions de kick-off doivent permettre de dissiper tous les doutes, de clarifier les points encore flous et de limiter les risques de changements de périmètre du projet, de modification des échéances, ou d‘évolution du contenu.

Voici 9 points essentiels à aborder qui permettront de lancer le projet avec la meilleure feuille de route possible et d’anticiper les éventuelles difficultés qui pourront surgir au cours de la réalisation du digital learning.

 

Lancement de projet digital learning : la check-list indispensable pour bien démarrer.

1. Qu’est-ce qui motive ce projet ?

Pour assurer de la réussite d’un projet digital learning, il est indispensable d’identifier les facteurs clés de succès de celui-ci.

Pour cela, il faut commencer par identifier précisément les tenants et les aboutissants de la formation. A qui s’adresse-t-elle, quel est le contexte, quels sont les objectifs opérationnels… Ce projet de digital learning s’inscrit-il dans un cadre plus large qui englobe d’autres formations, des actions de communications, des événements particuliers. Si oui, comment collaborer avec les autres équipes pour assurer la cohérence des messages ?

L’objectif de cette première partie est de précisément situer le projet dans son environnement et les impératifs de cohérence ou de coordination inhérents.

2. Quel niveau de maîtrise l’apprenant doit-il atteindre ?

La plupart des projets de digital learning sont décidés pour permettre à des apprenants d’acquérir de nouvelles compétences et nécessite la mise en œuvre d’une formation dédiée.

Le kick-off du projet est l’occasion de bien expliciter quel niveau de connaissance ou de maîtrise les apprenants doivent atteindre. Pour cela n’hésitez pas à faire intervenir un expert métier qui permettra d’examiner en profondeur quelles attitudes, connaissances et compétences spécifiques il est nécessaire d’acquérir pour atteindre l’objectif final de la formation.

Là encore le contexte a son importante : quelle place tient l’objet de la formation dans le quotidien de l’apprenant ? De quels outils ou ressources disposent-ils aujourd’hui pour les aider ? Qu’est ce qui ne fonctionne pas bien ?

C’est en ayant une vision réaliste et exhaustive de la situation de départ et en comprenant parfaitement le niveau attendu que l’on peut concevoir une formation réellement efficace.

3. Quels sont les besoins de la cible en matière de pédagogie, de format et de support ?

Afin d’imaginer le format ou l’approche qui permettra au digital learning de remplir ses objectifs, il est évidemment essentiel de savoir quel type de formation a déjà été proposé à cette cible d’apprenant, ce qui a fonctionné, ce qui a moins bien fonctionné etc.

Premièrement, quelles sont les cibles primaires et secondaires ? De combien de temps disposent-elles pour suivre ce digital learning ?

Quel impact a cette formation sur leur journée de travail, leur organisation et le fonctionnement de l’entreprise ?

Comment peut-on minimiser les impacts négatifs ou contraignants, s’il y en a ? Quelles technologies et quels outils peuvent-ils utiliser pour accéder à la formation ? De quel soutien à la performance ont-ils besoin ?

Il s’agit de bien comprendre comment et dans quelles conditions l’apprenant pourra suivre cette formation pour lui proposer une expérience de formation parfaitement adaptée, pertinente et conforme à ses attentes.

4. Quelles sont les ressources de la formation attendues ?

La plupart des lancements de projets digital learning sont centrés autour de cette question, il n’est donc probablement pas nécessaire de détailler particulièrement ce point.

Il s’agit de faire le point sur le nombre de ressources d’apprentissage attendus, les contraintes de durées, de découpage etc.

Cette partie permet en particulier d’évaluer et programmer le plus précisément possible la durée de production du projet.

5. Quelle est l’approche privilégiée en matière de développement de la formation ?

Les méthodes de travail peuvent différer selon les projets. Approche de développement linéaire ou méthodologie itérative, il est nécessaire de se mettre d’accord dès le lancement.

Profitez également de cette réunion de démarrage pour lister l’ensemble des ressources pédagogiques pour lesquelles vous attendez un prototype, et définissez un calendrier de validation avec l’ensemble des parties-prenantes du projet.

Enfin, réunissez l’ensemble des chartes, guides graphiques, modèles, et ressources visuelles qui seront nécessaires a la réalisation du digital learning.

6. D’où provient le contenu de la formation ?

La qualité et l’efficacité des programmes de formation reposent évidemment sur le contenu pédagogique.

Par conséquent, lors du lancement du projet, il est nécessaire de faire un état des lieux du contenu pédagogique existant. D’où provient-il ? Comment peut-on tirer parti des ressources existantes ? Est-il complet ou faut-il l’enrichir ou l’adapter pour répondre aux objectifs spécifiques de la formation attendue ?

Quelle est la probabilité que ce contenu évolue (nouvelle réglementation, évolution des procédures, des outils, des technologies…) et comment ces changements devront-ils être traités ?

7. Quelles technologies et quels outils sont à la disposition des apprenants ?

Qu’il s’agisse d’une formation 100 % digitale, blended ou en salle, le support et la technologie utilisés font évidemment partie de l’équation.

Il est donc nécessaire d’envisager dès la réunion de kick-off les spécifications techniques à prendre en compte, les LMS à utiliser, le moyen de diffusion du digital learning, les outils disponibles pour les apprenants, les animateurs et sur le lieu de formation.

Il est également nécessaire de lister l’ensemble des limitations et contraintes ; par exemple la taille des fichiers, l’utilisation de l’audio, du streaming vidéo, les possibilités d’interactivité…

8. Qui fait partie du projet et quels sont leurs rôles ?

Les protagoniste clés d’un projet sont généralement présents lors de la réunion de lancement, mais il arrive fréquemment que les parties-prenantes « secondaires » (service juridique, communication corporate, service informatique…) entrent plus tard dans le projet et remettent en cause certains points, ou ralentissent les processus de validation.

Au cours du kick-off, il s’agit d’identifier l’ensemble des personnes ou services qui peuvent influencer le projet, déclencher des changements importants dans la conception ou le contenu afin de les impliquer plus tôt.

Profitez également de cette réunion de démarrage pour définir les points de passage, à quelle fréquence l’équipe projet doit se réunir, comment communiquer, qui sont les interlocuteurs privilégiés etc.

9. Sommes-nous sur la bonne voie ?

Après avoir balayé l’ensemble de ces thèmes, recueilli les informations indispensables au démarrage du projet et identifier les contraintes et les difficultés éventuelles, ne clôturez pas cette réunion sans vous assurer que le projet est sur les bons rails.

Vérifiez et confirmez avec l’ensemble des participants qu’il n’y a pas de doute, de réticence ou d’objection et que la solution et les orientations envisagées sont bien les plus pertinentes et les plus adaptée.

Prêt à lancer un projet digital learning ? N’hésitez pas à nous contacter, vous savez déjà quelles questions nous allons vous poser ;-)

 

Pour aller plus loin et préparer le lancement de votre projet digital, téléchargez notre modèle de note de cadrage.

Modèle de note de cadrage

Réussir la phase de test et recette de votre formation digital learning

Tester et recetter les modules digital learning avant de les mettre à disposition des apprenants est une étape primordiale de tout projet digital learning.

Cette phase consiste à repérer et remonter à l’équipe de production les corrections et ajustements souhaités sur le fond, la forme et le fonctionnement du module. Il s’agit d’explorer et de tester le module sous toutes les coutures : fond, forme, orthographe, navigation, responsive, expérience apprenant…

La recette d’une formation digital learning, une étape cruciale.

Cette étape est cruciale, parce que la qualité finale du module et le respect du timing de livraison en dépendent. Pourtant, elle est souvent perçue comme chronophage et laborieuse par les digital learning manager. Mal encadrée elle conduit à des dérapages projet (parfois spectaculaires : multiplication des allers-retours, dysfonctionnement passés inaperçus, incohérence graphique etc.)

Pas de ça nous ! Chez LALAMEDIA, nous abordons la phase de test et recette sous l’angle collaboratif et proposons à nos clients une méthodologie et des outils de suivi simples, pratiques et efficaces.

Nous avons rassemblé dans ce mini-guide à télécharger les bonnes pratiques incontournables, des modèles de cahier de recette et quelques pistes de méthodologies à suivre pour vous permettre de réussir le recettage de vos modules de digital learning.

Bonne recette !

Télécharger le guide pratique de la recette d'une projet digital learning

5 conseils pour maximiser le ROI de votre digital learning

Calculer le ROI d’une formation digitale est un indicateur clé pour un service de formation, mais il s’agit ensuite de maximiser ce ROI pour que vos investissements digital learning soient les plus efficients possible.

Voici 5 conseils pour améliorer le ROI de vos formations digitales. Chacun d’entre eux influence un niveau différent du modèle d’évaluation de Kirkpatrick (cf article : Comment évaluer le ROI de votre digital learning ?)

1 –  Fixer des objectifs précis pour chaque niveau d’évaluation

L’analyse des besoins de formation permet de fixer des objectifs liés à l’acquisition de connaissances ou d’un niveau de maîtrise de compétences. Ils permettent également d’aligner les objectifs pédagogiques aux objectifs business de l’entreprise.

Toutefois, pour améliorer le ROI de la formation, il est nécessaire d’aller au-delà de ces objectifs « classiques » et de se fixer niveau par niveau des buts précis.

  1. Objectifs lié au niveau de satisfaction de l’apprenant :
    Par exemple, le programme devrait obtenir une note de 4,5 / 5 sur la pertinence des apprenants.
  1. Objectifs lié à l’acquisition de nouvelles connaissances :
    Par exemple, les apprenants devraient obtenir un score de 80 % sur le quiz.
  1. Objectifs lié à la mise en application des compétences acquis :
    Par exemple, avec la nouvelle compétence, il devrait y avoir une augmentation de 90 % de la productivité.
  1. Objectifs lié à l’impact business :
    Par exemple, avec la nouvelle compétence, il devrait y avoir une baisse de 50 % du temps de correction menant à une exécution plus rapide du projet. 

2 – Mettre en œuvre la bonne stratégie

La bonne stratégie va résulter de l’équilibre entre stratégie de formation et approche sur mesure orientée « résultat ». Aujourd’hui, vous avez l’embarras du choix. Les approches et modalités digital learning sont nombreuses et variées :

  • Microloeanring,
  • Gamification,
  • Jeux de rôle,
  • Vidéos,
  • Immersive learning,
  • Chaines Youtube dédiées,
  • Intranet,
  • Activité numériques en présentiel…

La liste est longue. Il est donc essentiel de bien définir en amont du projet l’approche, la modalité ou le mix qui permettra d’obtenir les meilleurs résultats et atteindre les objectifs pédagogiques fixés et le ROI attendu.

3 – Adopter une stratégie d’évaluation adaptée

Au même titre que le choix de la stratégie de formation, la stratégie d’évaluation choisie a une influence forte sur le ROI d’une formation digitale. Il existe également de nombreuses approches et de nombreux formats : jeux de rôle, quiz gamifiés, mise en place de défis…

Pensez également à la donnée temps. En effet, une évaluation peut être menée à l’issue du parcours digital learning, mais aussi dans la durée pour évaluer l’évolution du niveau de compétence…

4 – Multiplier les approches pédagogiques

Si vous le pouvez, ne comptez pas que sur un seul type de formation. Proposez une gamme d’option que les apprenants peuvent choisir pour coller le plus possible à leurs attentes et à l’expérience d’apprentissage qu’ils recherchent : modules classiques, social learning avec adjonction d’autres formats que le digital (conférences, coaching, présentiel…) et n’oubliez pas d’intégrer ces couts hors digital dans votre calcul de ROI.

5 – Sonder régulièrement les apprenants

Que ce soit pendant le développement d’un module de digital learning ou après son déploiement, mettez en place un outil de recueil des feedback des apprenants et évaluez leur satisfaction en continue.

Vous pourrez ainsi utiliser les informations recueillies pour déterminer si les parcours digital learning proposés permettent réellement aux apprenants d’atteindre leurs objectifs, proposent une expérience d’apprentissage satisfaisante, s’il est nécessaire d’apporter des outils complémentaires ou de faire évoluer les formations existantes etc.

C’est évidemment une source d’information précieuse dans une démarche d’amélioration continue de la performance pédagogique et donc du ROI des formation digitales.

La question de la mesure du ROI des formations digital learning est épineuse et parfois difficile à mettre en pratique. Mais pour les services de formation qui l’ont mis en place, le ROI est vite devenu indispensable que ce soit pour participer à l’amélioration de l’offre formation (dans le cadre d’une démarche qualité) ou pour justifier des budgets investis.

Comment évaluer le ROI de votre digital learning

Définir le ROI du digital learning est devenu un sujet brûlant. Dans ce post, nous présentons une méthologie d’évaluation du ROI basée sur le modèle de Kirkpratrick et qui a fait ses preuves.

Commençons par quelques définitions autour de la notion de ROI du digital learning.

Qu’est ce que le ROI en formation professionnel ?

De manière générale, un ROI se calcule en divisant le bénéfice par le coût. Cette même formule s’applique au calcul du ROI d’une formation digitale et correspond au gain généré par l’impact de la formation divisé par le cout induit par sa mise en œuvre.

Comme le suggère Kerin Bennington de l’UNC Kenan-Flager Business School, la mesure du ROI devrait être liée à la performance constatée après la formation.

Et l’amélioration de la performance d’une entreprise peut être chiffrée monétairement. Par exemple, le constat d’un gain de temps sur la réalisation d’une tâche, ou l’accroissement de la productivité d’une équipe représente toujours un bénéfice financier pour l’entreprise.

Ainsi pour réaliser une ROI positif, un programme de formation doit permettre d’afficher un gain démontrable supérieur à l’investissement réalisé pour produire la formation. Même si la définition du retour sur investissement dans la formation en entreprise semble assez simple, le mesurer s’avère ardue.

Les coûts

Calculer les coûts est la phase du calcul de ROI la plus simple à réaliser. Les coûts du digital learning sont composés des postes suivants :

  • Le coût du développement du ou des modules digital learning,
  • Le temps et les efforts consacrés par « les experts » à la conception du contenu pédagogique,
  • Le temps et les efforts consentis par l’équipe projet pour la réalisation du ou des modules,
  • L’infrastructure et les coûts de supports associés,
  • Le cout des éventuelles mises à jour de la formation.

En additionnant l’ensemble de ces postes, vous obtenez le cout global de réalisation de votre digital learning.

Le bénéfice

Calculer le bénéfice revient à déterminer la valeur du gain démontrable pour les apprenants et l’organisation. Et c’est sur ce point que l’affaire se corse.

En pratique : Quelle méthodologie d’évaluation du ROI utiliser ?

Au cours de nos multiples expériences et projets, nous avons utilisé plusieurs approches pour calculer et maximiser le ROI des parcours digital learning que nous proposions. Parmi les différentes méthodes que nous avons envisagées, nous en avons retenu une qui a fait ses preuves.

Le modèle d’évaluation de l’investissement formation de Kirkpatrick n’est plus à présenter.

Associé au calcul de ROI de Phillips, la méthodologie devient complète et pertinente.

Le principe de fonctionnement de cette combinaison repose sur les 2 étapes suivantes :

  • Dans un premier temps, il s’agit d’établir le gain et les bénéfices constatés de la formation à travers les 4 niveaux du modèle d’évaluation de Kirkpatrick et d’y associer une valeur monétaire.
  • Ensuite, en comparant ces bénéfices chiffrés aux coûts de réalisation du digital learning, il est possible d’évaluer le retour sur investissement de la formation en ligne.

Voici dans le détail et concrètement la façon dont il possible de mettre en place cette méthode de calcul du ROI d’une formation en ligne.

Modèle Kirkpratick calcul de ROI digital learning

Modèle Kirkpatrick

Niveau 1 : Satisfaction

Ce niveau consiste à évaluer la satisfaction de l’apprenant et à recueillir son avis sur le module digital learning qui lui a été proposé.

Dans cette optique, il est possible d’intégrer des sondages ou des questionnaires de satisfaction en fin de module. Vous pourrez ainsi obtenir des retours sur des points précis et évaluer plusieurs critères. Moins complet, mais plus spontané, le recours aux boutons « like », au ranking ou aux fonctionnalités de recommandation proposés par certains LMS à la manière des réseaux sociaux vous permettront également de sonder la satisfaction des apprenants.

Niveau 2 : Apprentissage

Il s’agit à ce stade d’évaluer ce que les apprenants ont effectivement appris aux cours du module et dans quelle mesure ils ont acquis les compétences attendues. Évidemment, cette partie consiste à faire des tests de connaissance à la fin de chaque module pour valider les acquis des apprenants. Quiz, jeu de rôle, exercices, les formes d’évaluation peuvent varier selon les connaissances ou compétences attendues.

Niveau 3 : Application

Aspect crucial, ce troisième niveau est certainement le plus difficile à mesurer. Il s’agit d’évaluer le gain de performance obtenu ou d’identifier les changements comportementaux des apprenants.

Pour cela, il faut se référer aux objectifs et attentes définies lors de l’analyse des besoins de formation pour identifier les critères à prendre en compte et évaluer le/les bénéfices clairs et démontrables que l’on peut attribuer à la formation en ligne.

Les critères tangibles et intangibles sont à prendre en compte indifféremment. Il faudra ensuite déterminer une échelle d’évaluation des progrès effectués et sur quelle période ils seront mesurés.

Niveau 4 : Impact sur l’entreprise

Dans le prolongement des niveaux 2 et 3, il faut maintenant déterminer comment l’impact business souhaité sera mesuré.

Généralement, cette mesure d’impact repose sur 4 critères :

  • La production,
  • La qualité,
  • Les coûts,
  • Le temps.

Calcul du ROI

Étape ultime de cette méthodologie, le calcul du ROI. En additionnant la valeur monétaire des 4 niveaux vous obtenez le gain démontrable de votre digital learning. Vous pourrez alors le comparer aux coûts induits par sa réalisation et sa mise en œuvre et obtenir ainsi son ROI.

En calculant le ROI de vos projets, vous pouvez les comparer sur la base d’un critère objectif et pour aller plus loin, fixez-vous des objectifs ROI : par exemple, l’investissement dans la formation devrait être compensé par des coûts de correction réduits sur une année.

A lire :  5 conseils pour maximiser le ROI de votre digital learning

8 tendances du digital learning pour 2018

Les tendances 2018 que les pro du digital learning doivent suivrent.

Ces dernières années, l’adoption du Digital Learning n’a cessé de croître à travers le monde. Avec l’évolution des technologies et le développement de nouveaux devices, l’approche et le mode d’adoption du digital learning évoluent tout aussi rapidement. Prévoir les tendances du digital learning n’est pas une mince affaire. Certains modes de formation font parler d’eux depuis des années, mais tardent à émerger réellement, d’autres n’ont été qu’un feu de paille et laissent leur place à d’autres tendances.

Malgré la difficulté et le coté aléatoire de l’exercice, l’équipe de LALAMEDIA s’est prêtée au jeu. Voici les 8 tendances du digital learning qui devraient se développer ou s’imposer en 2018.

 

1. Réalité virtuelle et réalité augmentée

La réalité virtuelle et la réalité augmentée sont couramment utilisées dans le cadre d’une expérience de jeux.

Cela fait déjà quelques mois qu’elles ont investis le champs de la formation notamment parce qu’elles offrent des opportunités passionnantes d’exploration de l’apprentissage immersif.

Leur application à la formation gagne en maturité. Et il semble aujourd’hui évident que ces 2 technologies seront utilisées pour former à la réalisation de tâches à haut risque ou pour des procédures complexes.

La réalité augmentée, quant à elle, s’inscrit assez bien dans des situations de formation Juste à Temps. Par exemple, dans le cas où un apprenant souhaiterait en savoir plus sur une machine, une technologie ou un lieu, le pointage sur un objet ou le scan d’un QR Code lui permettrait d’obtenir des informations complémentaires à son sujet, l’explication d’un fonctionnement…

Même si la réalité virtuelle et la réalité augmentée se cantonne à des domaines d’application précis, la baisse des prix des lunettes et casques devraient faciliter et encourager les organisations à expérimenter ces technologies pour des besoins de formation.

2. Chatbots et assistants intelligents

La popularité de Siri ou de Cortanan confirme que les assistants vocaux intelligents ont été adoptés et ont trouvé leurs aficionados. Il est encore trop tôt pour dire comment les assistants vocaux intelligents ou les chatbots compatibles avec Machine Learning seront programmés ; l’intelligence artificielle faisant elle-même ses premiers tours de piste.

Cela dit, il nous semble que les organisations chercheront à développer des prototypes de chatbots pour des sujets spécifiques, comme la sécurité de l’information ou la protection des données, la conformité, etc. Ils seront certainement implémentés comme une application de recherche intelligente.

Ces applications intelligentes aideront les apprenants à se perfectionner au fur et à mesure et à améliorer leur connaissance au moment où ils en auront besoin.

Ces chatbots ou assistants intelligent gagneront probablement en popularité au fur et à mesure de leurs implémentations. Encore émergeante, c’est selon nous, une tendance du digital learning à surveiller en 2018 et les années à venir.

3. Gamification And Game-Based Learning

Dans la continuité de 2017, la gamification reste une tendance forte pour 2018. Il est maintenant bien établi que l’apprentissage par le jeu donne de très bons résultats. En 2018, le digital learning continuera à s’appuyer sur des leviers ludiques parce qu’ils permettent d’obtenir l’engagement de l’apprenant et de retenir son attention. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le jeu augmente le « sérieux » chez l’apprenant, car il « s’engage » complètement dans le jeu. Les sujets les plus rébarbatifs pour les apprenants (législation, conformité, procédures…) peuvent facilement être gamifiés pour les rendre plus engageants et donner envie aux apprenants de s’investir plus volontiers et plus franchement dans sa formation.

4. Les approches personnalisées.

Le digital learning adaptatif ou personnalisé consiste à proposer des parcours spécifiques à l’apprenant ou à des groupes d’apprenants. Il s’agit de proposer des formations ciblées et parfaitement adaptées aux besoins et aux attentes de l’apprenant.

Basé sur des pré-tests qui permettent d’évaluer les connaissances et les compétences de l’apprenant, cette approche personnalisée permet de ne proposer que les modules et les ressources dont les apprenants ont besoin pour progresser.

Cibler mieux les attentes de chacun permet finalement de produire moins de modules, et de proposer du digital learning plus pertinent. L’engagement des apprenants et l’efficacité pédagogique n’en sera que meilleur.

En proposant des tests régulièrement à vos collaborateurs et grâce à votre LMS, vous affinerez en permanence les besoins de chacun et proposerez des parcours de formation complétement personnalisés.

Le digital learning adaptatif est une tendance forte pour 2018 et les années à venir notamment parce qu’il s’apparente réellement aux habitudes actuelles de consommation des contenus digitaux.

5. Microlearning

Le microlearning fait déjà parler de lui depuis de nombreuses années parce que cette modalité offre des caractéristiques intéressantes pour proposer des formations très ciblées avec une approche chirurgicale.

Le microlearning présente des avantages spécifiques appréciés des digital learning managers : déploiement agile, apprentissage rapide et permanent grâce à des actualisation régulières, une productivité accrue et un suivi facile.

Le microlearning a souvent été associé à de courtes vidéos, mais en fait les supports possibles sont bien plus variés : vidéo interactive, jeu court, quizz, infographie interactive… Peu importe le format, tant qu’il est court et conçu comme du nugget learning.

Le microlearning est particuliérement performant lorsqu’il est associé à des objectifs pédagogiques spécifiques et précis. Donc, il est à proscrire pour former à des procédures complexes ou des techniques de résolution de problèmes ou de design thinking. Mais s’avère particulièrement adapté dans des configurations de formations Juste-à-temps et apporter une réponse précise à un besoin immédiat de l’apprenant. Envisageable sur n’importe quel type de matériel, le microlearning est toutefois particulièrement adapté à une utilisation sur Smartphone.

6. La curation de contenu

La curation de contenu est une tendance récente qui devrait gagner en attractivité en 2018. Déjà très utilisée par le marketing, la curation de contenu offre des opportunités intéressantes pour la formation. En proposant une source de contenu d’apprentissage alternative et fiable, la curation de contenu appliquée à la formation s’inscrit parfaitement dans une démarche de Juste-à-temps, dans des cas de formation à des réglementations standard ou en complément de modules sur-mesure.

D’un point de vue pratique, il existe de nombreuses applications Open Source qui permettent d’organiser l’information et les bibliothèques de contenu peuvent être paramétrées et perfectionnées pour offrir une expérience utilisateur très riche.

7. Vidéos interactives

La popularité des didacticiels et autres tuto sur Youtube ne cesse de croitre. Les digital learning managers s’en inspire pour réaliser des vidéos de formation en entreprise et les partager en interne. De la simple capture vidéo de son écran à l’intégration d’interactivités ou de quiz, le recourt à la vidéo en digital learning assure l’implication des collaborateurs dans le processus d’apprentisage. Conforme aux usages personnels des apprenants, la vidéo interactive comme support de formation a de beaux jours devant elle, en particulier si les bibliothèques de vidéos sont régulièrement enrichies et mises à jour.

8. Social Learning

Le social learning, tout le monde en parle depuis des années, mais son adoption par les organisations peine à venir. L’efficacité de l’apprentissage collaboratif, et du partage de connaissances entre pairs n’est plus à démontrer. Toutefois, pour développer le social learning dans une organisation, la mise en place d’un environnement collaboratif ne suffit pas. Comme installer Yammer ou Worksplace ne suffit pas à rendre son entreprise collaborative, la mise en place d’un LMS permettant le social learning ne garantit pas son adoption. La notion de communauté est essentielle. Communauté d’apprenants ou d’experts, elles sont toutes les deux nécessaires à la réussite du déploiement du social learning dans l’entreprise. Comme le community manager du service marketing construit, anime et fidélise sa communauté sur Twitter ou Facebook, le community learning manager joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre du social learning.

Ces notions de communautés pour la formation sont de plus en plus utilisées et revendiquées, et c’est de bon augure pour le développement du social learning.

 

Cet article regroupe un certain nombre de tendances du digital learning que nous avons relevées au fur et à mesure de nos projets et que nous avons pu observer lors de notre passage à Learning Technologies 2018 la semaine dernière. Qu’en pensez-vous ? Partagez-vous notre avis ? N’hésitez pas à commenter cet article pour nous faire part de vos pronostics pour 2018.

 

 

 

5 avantages du mobile learning pour la formation des commerciaux

Plébiscité pour sa souplesse et particulièrement adapté à des apprenants souvent en déplacement, le mobile learning pour la formation des commerciaux est un outil très utilisé, efficace et apprécié.

Comment le mobile learning permet d’améliorer la performance des équipes commerciales ?

Une force commerciale bien formée peut constituer un avantage concurrentiel fort pour une entreprise. En effet, l’écrasante majorité des entreprises recherche la performance commerciale. Quand le marketing sensibilise vos clients à votre offre, les équipes de vente ont la difficile mission de convaincre et de clôturer la vente.

Les équipes commerciales jouent donc un rôle vital pour l’entreprise : générer le chiffre d’affaires et maintenir la croissance. Ce n’est pas une mince affaire !

La formation, et en particulier le mobile learning, peut grandement contribuer à dynamiser vos forces de vente. Voici 5 bonnes pratiques de formation pour assurer le succès de vos commerciaux.

1 – Proposer des formations Just-In-Time.

Votre entreprise met sur le marché un nouveau produit, et évidemment votre équipe de vente doit être en mesure de le vendre dès sa sortie.

Problème : vos vendeurs sont sur le terrain. Par conséquent, réunir l’ensemble de l’équipe pour des sessions de formation physiques s’annonce complexe et couteux.

La solution ? La formation Just-In-Time.

Cette formation s’appuie sur une stratégie « Triple J », c’est à dire qu’elle diffuse les informations :

  • Juste suffisante, soit le contenu indispensable au commercial pour présenter et vendre cette nouvelle offre.
  • Juste à temps, c’est à dire diffuser la formation un peu avant la sortie du produit pour que les commerciaux soient prêts le jour J et utilise immédiatement les connaissances transmises.
  • Juste pour moi, ce qui signifie concevoir un contenu de façon à ce que le vendeur puisse aller à l’essentiel et en parfaite autonomie.

Concrètement, le module de formation est accessible immédiatement, depuis une tablette ou un smartphone avec un simple connexion internet ou 4G. Le contenu pédagogique est diffusé au moyen de courtes vidéos qui présentent les fonctionnalités et les principaux arguments de vente pour votre nouveau produit.

2 – Assurer la cohérence des messages.

Si votre formation est dispensée en face à face dans différents lieux, la cohérence de votre message est entre les mains du formateur.

Avec un programme en mobile learning, votre équipe commerciale se forme à partir d’un contenu pédagogique parfaitement identique. Vous pouvez ainsi développer un discours commercial homogène, cohérent et aligné sur la stratégie de communication de votre entreprise.

3 – Garder vos équipes sur le terrain

L’adage « le temps c’est de l’argent » est plus que jamais d’actualité, en particulier pour les équipes commerciales. Les outils de formation proposés aux vendeurs doivent prendre en compte leurs contraintes de temps et d’organisation.

En optant pour le mobile learning, vos vendeurs pourront se former sur le terrain, entre deux rendez-vous, dans le train… Ainsi, la formation s’intègre parfaitement au rythme des tâches quotidiennes de chacun et peut s’envisager comme une activité régulière et continue.

4 – Diffuser en continue

Une grande majorité des formations commerciales sont dispensées à l’occasion de conférences annuelles ou sous des formats présentiels ad hoc.

Cependant, la recherche a démontré que l’on apprend mieux avec des formats courts et fréquents.

Des modules de mobile learning concis, publiés de manière planifiée et régulière, permettent de diffuser en continue les messages commerciaux clés qui seront assimilés durablement.

La mise à jour et l’enrichissement continue des contenus avec les nouveautés produits, les nouvelles références, les derniers cas clients, etc. est un source de motivation, d’inspiration et de productivité précieuse pour la performance commerciale d’une entreprise.

5 – Encourager le partage des connaissances et la collaboration

Dédié à une utilisation sur Smartphone ou tablette, le mobile learning peut tirer parti des outils sociaux embarqués et à portée de main. Le partage d’informations et les discussions en ligne peuvent considérablement prolonger l’expérience de formation et renforcer l’esprit d’équipe et la collaboration au sein de votre forces commerciales.

En bref

La formation et le mobile learning peut accompagner la réussite et la performance de vos équipes de vente. En concevant une solution centrée sur l’apprenant, compatible avec leurs contraintes organisationnelles et en phase avec les usages mobiles actuels, vous mettez toutes les chances de votre côté de proposer un programme de formation suivi, assimilé et générateur de performance.