Rédiger une note de cadrage pour un projet digital learning

Un projet digital learning réussi commence par la rédaction d’une note de cadrage.

Ce document de synthèse consiste à exprimer clairement et succinctement l’idée d’un projet. Une note de cadrage est efficace lorsqu’elle permet à tous – intervenants projet ou non – de comprendre et de cerner les éléments fondateurs de votre projet.

Pourquoi rédiger une note de cadrage pour un projet digital learning ?

La réalisation d’une formation digitale est un projet complexe qui intègre de nombreuses dimensions (pédagogiques, humaines, culturelles, techniques…). Démarrer un projet sans en examiner précisément les tenants et les aboutissants, sans en définir  les contours, c’est prendre le risque de passer à côté des objectifs essentiels de la formation, de proposer un contenu pédagogique inadapté ou de déployer un module inutilisable… bref se planter.

Que vous externalisiez la production de votre digital learning à une agence ou que vous disposiez d’une équipe en interne pour développer vos projets, la note de cadrage permet de mettre à plat l’intégralité de vos attentes et de définir vos contraintes.  Objectifs, enjeux, apprenants, média, design, délai, budget…. tout doit y passer ! Vous vous épargnerez ainsi bien des déboires, des marches arrières, des oublis ou des incompréhensions qui finissent par couter très cher et retardent inexorablement la livraison de la formation.

La note de cadrage permet également de donner le même niveau d’information à l’ensemble des intervenants du projet. Cela facilite leur coordination et garantit des coopérations efficaces, la qualité des livrables s’en ressentira et le projet sera plus simple à piloter. Ce document permet à l’ensemble des parties de s’accorder sur les résultats attendus et devient alors un référentiel tout au long du projet.

Modèle de note de cadrage

Quelques bonnes pratiques pour rédiger une notre de cadrage efficace :

Prenez le temps.

Que votre projet de digital learning soit simple ou complexe, prenez le temps de rédiger une note de cadrage complète. Cela vous permettra d’en gagner tout au long du projet, de sa conception pédagogique au recettage du module.

Ne travaillez pas seul.

Maîtriser parfaitement l’ensemble des éléments d’un projet de digital learning n’est pas chose aisée. N’hésitez donc pas à solliciter votre DSI pour les aspects techniques, à sondez les futurs apprenants et leur management sur leurs attentes ou leurs usages, à impliquez vos prestataires ou vos équipes de production pour vous appuyer sur leurs retours d’expériences…

Déléguez.

Vous n’avez pas le temps de rédiger cette note de cadrage. Ne faites pas l’impasse, mais déléguez-la à l’un de vos collaborateurs ou même votre agence de digital learning ! Une fois que vous lui aurez présenté votre projet, votre prestataire rédigera pour vous ce document indispensable au démarrage et à la bonne conduite du projet. Il interrogera les parties prenantes internes sur les points de vigileance, examinera les contraintes et vous proposera les solutions et orientations adéquates. Il ne vous restera plus qu’à relire et valider !

Un modèle de note de cadrage pour vos projets de digital learning.

Pour vous aider à rédiger votre prochaine note de cadrage, LALAMEDIA met à votre disposition un modèle prêt à l’emploi et à customiser. Vous y trouverez l’ensemble des points à couvrir, des explications et des exemples pour vous accompagner étape par étape. Si vous souhaitez être accompagné ou recevoir des conseils personnalisés pour le démarrage d’un projet digital learning, contactez-nous.

Modèle de note de cadrage

BigBlueButton : organiser des webinaires dans Moodle

BigBlueButton (BBB) est un plugin de conférence web open source, qui s’intègre très facilement dans Drupal, WordPress, Moodle ou d’autres plateformes, grâce à son API. Il est traduit dans plus de vingt langues.

Nous vous recommandons l’utilisation de ce plugin notamment pour organiser des webinaires.

Des webinaires, pour quoi faire ?

Dans un parcours de formation, le webinaire offre des bénéfices intéressants. En effet, un webinaire permet de proposer aux apprenants de suivre l’intervention d’un expert pour traiter un point précis et essentiel du parcours de formation. Accessible du monde entier, le webinaire réduit les contraintes organisationnelles et logisitiques (pas de déplacement, pas de location de salle) et offre une plus large visibilité à la conférence.

La distance ne nuit pas pour autant à l’échange. Jeux de questions / réponses, quiz et sondages instantanés ; une webinaire bien animé et séquencé est tout autant dynamique et interactif qu’une intervention physique.

Enfin, les données et les informations que vous collectez en organisant un webinaire sont primordiales. Taux de participation, nombre d’inscrits réels, temps de connexion au webinaire sont autant de data qui permettent de faire un suivi rationnel des apprenants et d’identifier ou affiner les sujets à aborder lors de vos futurs webinaires.

Vos apprenants ont raté le webinaire ou n’ont pas pu assister à l’intégralité de la session ? Pas de problème, Il a été enregistré et est disponible en replay.

Big BLUE Button : les fonctionnalités pour un webinaire réussi.

BigBlueButton offre les fonctionnalités essentielles pour animer des webinaires efficaces et interactifs :

  • La vidéo conférence
  • L’audio conférence
  • L’upload des fichiers (.pdf, .ppt, .doc, etc.)
  • Le défilement des présentations
  • L’enregistrement des sessions
  • Le visionnage des sessions enregistrées
  • L’utilisation d’un tableau blanc
  • Le partage de bureau
  • Le vote
  • Les questions/réponses avec les apprenants
  • Le chat public ou privé
  • Les émoticones qui permettent de réagir ou d’indiquer que l’on veut prendre la parole.

 

Installer BigBlueButton dans Moodle

Deux fichiers zip doivent être téléchargés et installés dans le dossier mod de Moodle : « BigBlueButtonBN  » et « RecordingsBN  ».

Lors de la mise à niveau, la page de notifications détecte les deux plugins et guide vers leur installation. Puis vous devrez configurer le serveur BBB en lui précisant si vous utilisez votre propre serveur BBB ou si vous utilisez le serveur livré par défaut pour les tests.

Une solution de webinaire facile à mettre en place

La mise en place est très rapide et facile. Vous ajoutez une activité « BigBlueButtonBN » dans le menu déroulant sur la page de cours et sélectionnez le nom de la conférence web. Ensuite :

  • Choisissez si les participants peuvent ou non entrer dans la session avant le modérateur
  • Précisez les dates et heures d’ouverture / fermeture de sessions
  • Personnalisez le message d’accueil
  • Enregistrez la conférence web pour une lecture ultérieure.

Après cela, BigBlueButton se lance dans le serveur. Lorsque l’enregistrement est effectué vous pouvez l’ajouter en tant que ressource pour que les apprenants puissent y accéder plus tard.

………….

BigBlueButton est donc une solution de conférence web avec une interface simple et facile à activer dans Moodle. Ne vous en privez pas !

5 bonnes raisons de confier votre digital learning a une agence spécialisée

Les bénéfices intrinsèques du digital learning sont établis.

Il n’en demeure pas moins qu’en tant que responsable de la formation, vous devez en permanence optimiser le ROI de vos parcours de formation digitaux et donc maîtriser l’investissement que nécessite leur production.

Comment travailler avec une agence de digital learning peut vous permettre d’optimiser le ROI de vos formations ?

1 – L’expertise

Le recours à une agence externalisée est une solution incontournable si vous ne disposez pas de ressources internes dédiées à la production de contenus de digital learning.

Le développement et le déploiement d’un parcours digital learning nécessite de nombreux jours de conception, de production et exige des expertises pédagogiques et techniques particulières. Mal maîtrisée la réalisation d’un tel projet peut s’avérer désastreuse notamment en termes de consommation de ressources et de délais…

Sans compter qu’une équipe dédiée induit un cout fixe important pour l’entreprise. Pour l’amortir, il vous faudra assurer un volume de production important. En outre, certains profils spécifiques sont rares sur le marché.

Une agence de digital learning regroupe toutes les compétences nécessaires : concepteurs pédagogiques, graphistes, réalisateurs multimédia mais dispose également des outils adéquats (les outils auteurs notamment)

Experts dans leur domaine, les agences de digital learning vous conseilleront les meilleures pratiques, vous feront adopter les dernières tendances pédagogiques et techniques pour répondre à vos besoins et à vos attentes.

Tips LALAMEDIA

Une équipe, peut-être pas…mais un expert en charge de coordonner les projets peut s’avérer être un  vrai plus pour la réussite de vos projet de digital learning

2 – Gain de temps

Garantir l’efficacité et l’appropriation d’un parcours et répondre aux besoins de formations de l’entreprise, c’est être capable de faire preuve d’agilité et de délivrer dans les meilleures délais les parcours nécessaires.

Travailler avec une agence de digital learning expérimentée vous permettra d’obtenir des modules de e-learning dans les meilleurs délais.

La plupart des agences spécialisées en digital learning connaissent parfaitement vos enjeux. Vous n’aurez ainsi qu’à briefer votre prestataire sur les objectifs pédagogiques de votre programme de formation et les spécificités de votre d’apprenants pour leur permettre de concevoir un contenu de formation sur mesure.

La clé de la réussite d’un tel projet réside dans la capacité de votre agence de digital learning à proposer une méthodologie et une gestion de projet qui permettra de respecter les impératifs de délais, d’intégrer les aller-retours et les évolutions du projet.

Tips LALAMEDIA

Pas de projet sans méthodologie…demandez le programme avant d’acheter vos tickets !
Suivez de près le rétro-planning du projet et intégrez à votre planning les jalons de validation dès le démarrage du projet.

N’hésitez pas non plus à vous faire accompagner pour la promotion et la communication interne autour du parcours de formation.

3 – Efficacité des ressources

Peut-être disposez-vous d’une équipe eLearning interne ?
Cependant, ont-ils été réellement embauchés pour cela ? Ou doivent-ils partager leur temps et leur énergie entre ce qui constitue effectivement leur job et ces projets « annexes » de production de module ?

Une agence prestataire de digital learning permettra à votre équipe interne de se concentrer sur leur cœur de métier, sans stress supplémentaire, frustration ou pression, puisqu’elles prendront « seulement » en charge la création du contenu de formation nécessaire à la réalisation des modules digital learning.

En restant concentré sur la rédaction de contenus pédagogiques spécifiques et sur la mise en œuvre de votre plan de formation, vous gagnez en efficacité et serez en mesure de déployer bien plus de parcours de formation.

Une fois les modules livrés, votre agence de digital learning pourra également se charger de réaliser les mises à jour et les évolutions des modules existants.

4 – Vers l’infini et au-delà

Votre organisation a probablement des besoins en digital learning multiples et variés. A l’international, ou avec l’objectif de rentabiliser vos parcours de formation, une agence de digital learning vous aidera à capitaliser sur la contenu et le matériel pédagogique existant et proposer des parcours toujours « up-to-date ». Que ce soit pour l’international, pour une filiale, voire pour un client…Chaque contenu de formation peut se décliner mais forcément la culture locale, les process et évidemment la langue, ont un impact sur les dispositifs…Alors oui à une localisation ou une déclinaison mais comment ? Une agence de digitale learning saura localiser et adapter pour chaque objectif vos contenus de formation : traductions du contenu, voix-off, variantes graphiques, diffusion ciblée…

Tips LALAMEDIA

Une localisation ou une adaptation, n’est pas un projet comme les autres. Votre agence de digital learning doit vous proposer une méthodologie spécifique adaptée à ce type de projet.

5 – Du digital learning encore plus efficace

Enfin, la question de l’efficacité de vos parcours en digital learning est essentielle.

En collaborant avec un prestataire spécialisé, expert dans son domaine et expérimenté, vous vous assurez que vos formations proposeront une expérience utilisateur engageante, adaptée aux attentes et aux usages digitaux de vos apprenants. Vous maximisez ainsi vos chances d’atteindre vos objectifs.

N’hésitez pas non plus à vous à intégrer votre prestataire très en amont de vos projets. Il pourra vous accompagner dans l’étude et la définition de vos besoins et vous aider à construire votre plan de formation et vos parcours. Plus vous intégrerez votre agence tôt dans le projet et plus leurs propositions pédagogiques et technologiques seront pertinentes et adaptée à vos problématiques et spécificités.

Par ailleurs, forte de son expérience et de la multiplicité des projets qu’elle mène, votre agence de digital learning saura vous aider à analyser la satisfaction de vos apprenants, à identifier les axes d’amélioration et les innovations à intégrer pour maximiser le ROI de vos parcours.

5 avantages pour un bénéfice principal : améliorer le ROI de votre digital learning

Les bénéfices de l’externalisation de votre digital learning pourraient finalement se résumer à l’amélioration d’un rapport coût – efficacité. En effet, collaborer avec une agence de digital learning expérimentée vous assure d’obtenir un produit fini de haute qualité et produit « just in time ».

Vos apprenants bénéficieront du meilleur programme de formation adapté à leurs attentes et à vos besoins de formation.

Dans le cas de projets internationaux, le recours à une agence de digital learning est également bénéfique et permet de répondre efficacement aux besoins de localisation des contenus pédagogiques et d’adaptation des modules.

Certes, externaliser la production de votre digital learning peut représenter un investissement budgétaire conséquent. Toutefois, proposer des parcours de formation de qualité, personnalisés et engageants conduit forcément à des ROI plus élevés.

Syntaxe d’un texte pédagogique : 3 erreurs à ne pas faire

Pour garantir à vos apprenants des contenus faciles à assimiler, la densité, mais aussi la syntaxe du texte pédagogique est déterminante. La manière dont les mots sont disposés dans la phrase a une influence majeure sur la lisibilité, la clarté et la facilité de lecture d’un texte pédagogique.

Voici 3 erreurs de syntaxes à ne pas commettre lorsque vous rédigez des textes pédagogiques.

1. les structures enchâssées

Pour faciliter la compréhension d’un texte, la syntaxe doit éviter les structures enchâssées, c’est à dire les propositions relatives en surnombre.

Ex : Ce X qui est un type Y qui se trouve en A dans le cas où Z ….

2. les raisonnements qui vont du particulier au général

A proscrire également, les raisonnements qui vont du particulier au général. Présentés dans cet ordre, ils ont tendance a être plus difficiles à assimiler.

Ex : Les lymphocytes B sont des globules blancs, qui sont des cellules qui défendent l’organisme, qui sont produites dans la moelle osseuse, se trouve…

Il est au contraire préférable d’aller du général au particulier et de respecter l’ordre chronologique du procédé que l’on explicite. Cela permet à l’apprenant de mieux cerner les relations naturelles entre les éléments.

Ex : La moelle osseuse produit des cellules de défense de l’organisme : les globules blancs.
Les lymphocytes B sont un types de globules blancs
.

3. les combinaisons négations et verbes négatifs

A éviter aussi, les phrases qui combinent négations et verbes négatifs…

Ex : Il ne faut pas éviter de revenir sur les tentatives d’accord qui ont échouées…

Tips LALAMEDIA

Chaque phrase doit être compréhensible à la première lecture. Si l’équipe pédagogique doit relire une phrase pour en comprendre le sens, les apprenants buteront certainement aussi dessus ! C’est le signe que vous devez revoir la syntaxe de votre texte pédagogique.

Texte pédagogique : la densité

Une des premières préoccupations du concepteur pédagogique est la lisibilité, la clarté, et la facilité de lecture des textes pédagogiques, qu’ils soient écrits ou oraux. Si à la première lecture, l’impression du relecteur – nécessairement subjective – est souvent révélatrice de la qualité du texte lu, il est également nécessaire d’employer une véritable méthode de relecture basée sur une analyse objective du texte.

Comment peut-on définir un texte pédagogique «  trop compliqué » ?

Les sciences du langage fournissent des outils d’analyse du sens et de la syntaxe, et même de la qualité de la diction du texte pédagogique.

La densité sémantique d’un texte pédagogique

Un texte « dense » fait appel à de nombreuses notions spécialisées ; plusieurs mots par phrase sont empruntés à un vocabulaire professionnel ou propre à une discipline. Ce type de texte est facilement lu et compris par l’apprenant si ce vocabulaire a été parfaitement et solidement acquis : en d’autres termes, si aucun effort de mémoire excessif n’est nécessaire pour se rappeler de son sens. La lecture peut donc rester fluide et l’attention concentrée sur le fond.

En revanche, lorsque ce vocabulaire est fragile (acquis récemment), un effort de mémoire est nécessaire.  Cet effort peut constituer un excellent outil exercice pédagogique, mais il rend la lecture moins efficace, car il interrompt son fil.

Il faut donc être vigilant et ne pas cumuler ces éléments de vocabulaire dans la même phrase, afin de ne pas saturer les capacités cognitives de l’apprenant… ni le décourager.

Mais écrire simplement ne signifie pas appauvrir le texte et réduire l’étendu du vocabulaire au strict minimum. Les éléments de vocabulaire qui correspondent au sujet étudié sont au contraire les bienvenus car ils sont indispensables à l’apprentissage, mais ils doivent être utilisés avec soin.

Il est également essentiel de ne pas utiliser des mots spécialisés d’un domaine d’étude étranger à celui du module, car on imposerait à l’apprenant une difficulté superflue qui va desservir le but pédagogique premier.

Voir à ce sujet les principes de Mayers, qui a montré que l’introduction d’éléments de sens éloignés de l’objet du module pédagogique dessert l’apprentissage.  

Éviter les répétitions

La redondance des éléments, loin de simplifier le texte, diminue l’attention de l’apprenant et l’incite à sauter des lignes…

Etre clair ne signifie pas répéter les mêmes informations à l’envie ! Au contraire, chaque phrase doit véhiculer une idée ; de cette manière, on conserve l’attention de l’apprenant.

La répétition présente en revanche un intérêt pédagogique lorsqu’elle intervient à des moments clés tels que la synthèse, le feed-back, etc.

Tips LALAMEDIA

Un texte doit toujours être relu par une personne du même niveau que l’apprenant. Il est impossible pour les experts de cerner eux-mêmes la difficulté que peut poser un texte pour un néophyte.

7 conseils pour du mobile learning vraiment réussi

Comment s’y prendre pour réaliser des modules de digital learning adaptés aux supports mobiles ? Quelles sont les best practices pour concevoir des contenus mobile learning efficaces ?

Notre utilisation des smartphones et tablettes s’intensifient et nous consommons toujours plus de digital. En janvier 2017, l’étude We are social révélait que 50 % du trafic internet mondial se faisait sur mobile !

Les performances techniques des appareils mobiles s’améliorent d’année en année et offrent de plus en plus d’opportunités. En parallèle, une part croissante de la population, particulièrement les plus jeunes, n’utilise plus d’ordinateur « traditionnel » pour accéder à internet, mais une tablette ou un smartphone.

L’évolution de ces pratiques doit se retrouver dans le digital learning.

De plus, nous sommes toujours plus pressés. Il est donc nécessaire de proposer aux apprenants des contenus pédagogiques faciles à « consommer » dans les transports, dans une salle d’attente, dès qu’ils disposent de quelques minutes. Dans ce contexte, un contenu disponible sur mobile est absolument indispensable pour maximiser l’adoption de votre contenu pédagogique.

Lorsque vous proposez une offre digital learning, elle doit donc être disponible sur PC, tablette et smartphone. Mais entre le smartphone et le PC, les contraintes graphiques, pédagogiques et techniques ne sont pas les mêmes.

Le contexte, du digital learning au mobile learning.

Les sites web responsives sont conçus pour proposer une expérience de navigation identique ou presque sur ordinateur ou sur mobile. C’est la même version du site qui est utilisée sur mobile ou sur PC et propose un affichage optimisé au device utilisé.

Cependant, qu’il s’agisse d’un site web ou d’un contenu digital learning, concevoir en responsive design nécessite de prendre un certain nombre de point en considération.

L’outil et la technologie utilisée pour développer le module doivent être adaptés à une diffusion sur mobile.

A bannir, les modules en flash qui ne sont pas supportés par les tablettes et les smartphones. Il est préférable d’opter pour le HTML5, léger, fiable, et lisible sur tous les supports mobiles et bureau.

Attention, le HTML5 est nécessaire mais non suffisant. Au final, les contenus seront lus sur un smartphone et l’utilisateur doit y retrouver les réflexes d’usage. Aujourd’hui quasiment 100 % des outils proposent des publications en HTML5, mais seuls quelques-uns permettent des fonctionnalités « mobile », comme par exemple le swipe.

Autre point de vigilance : l’expérience utilisateur. Elle est différente, par conséquent la conception doit obligatoirement être abordée autrement.
Chez LALAMEDIA, nous cassons les codes. Fini les Powerpoint, nous concevons ces contenus avec des mindmapping.

Nous gardons à l’esprit que vos apprenants ne pourront pas absorber la même quantité de connaissance sur mobile que sur PC. Il est donc essentiel de maîtriser le volume de contenu.

Mobile learning : l’expérience apprenant est essentielle

Par où commencer ? Avant de designer le moindre écran ou de rédiger le contenu, la toute première étape consiste à imaginer la façon dont les apprenants vont « consommer » le contenu pédagogique qui leur sera proposé.

Smartphone, tablette, PC, proposent des expériences radicalement différentes : navigation, lieu, moment, environnement, les paramètres sont nombreux et ont des influences diverses sur l’expérience apprenant.

Par exemple, l’utilisation d’un support mobile est une expérience bien plus personnelle que celle d’un ordinateur fixe puisque l’écran d’une tablette est généralement placé plus proche de l’apprenant qu’un écran d’ordinateur.

La consultation sur mobile est aussi moins maîtrisée. L’apprenant peut être interrompu régulièrement parce qu’il est dans le métro ou qu’il reçoit des notifications.

Par conséquent, votre contenu doit être assimilable en quelques minutes, entre deux interruptions.

L’usage tactile des tablettes ou smartphones rend la navigation particulière ; l’apprenant va pincer, zoomer, swiper pour parcourir votre contenu. C’est là aussi une expérience très éloignée de l’utilisation d’une souris et d’un clavier.

 

mobile learning : prévoyez l'expérience utilisateur

 

Quelques bonnes pratiques pour réussir vos modules digital learning responsive.

1 – Penser Mobile d’abord, concevoir PC ensuite.

Les tailles d’écrans des tablettes et à fortiori smartphones constituent des contraintes fortes pour le design des écrans. C’est à ces contraintes qu’il faut d’abord penser pour concevoir les contenus pédagogiques.

Par conséquent, créer un contenu pédagogique en rédigeant des slides sur un écran d’ordinateur avec de longs blocs de texte est à proscrire. (Pour en savoir plus : lire l’article « le Digital Learning déteste-t-il la lecture ?  » )

Si le contenu est court et formaté pour le mobile, il sera d’autant plus simple de créer un design adapté à un écran d’ordinateur en jouant sur l’espacement et l’alignement des contenus.

2 – Optimiser et affiner

Même si la 4G se généralise rapidement sur tout le territoire, le module doit toutefois être utilisé par des apprenants qui n’auraient qu’une connexion 3G. C’est une contrainte à prendre en compte dans la conception des supports en digital learning sauf si vous êtes sûr que les conditions de connexion seront optimales (wi-fi en entreprise par exemple)

L’habillage graphique des modules influe évidemment beaucoup sur la rapidité de chargement avec des performances réseaux dégradée. Il s’agit donc de trouver le juste milieu entre un design intégrant de nombreux éléments graphiques et des animations, et un affichage performant sur mobile. Si les quelques minutes que l’apprenant consacre à sa formation se résument à regarder la barre de chargement progresser ou attendre le chargement des animations, il est fort à parier qu’il ne renouvellera pas l’expérience.

Il est donc recommandé d’utiliser les éléments graphiques avec parcimonie, et essentiellement pour servir le contenu ou illustrer le propos. L’optimisation du poids et de la taille des visuels utilisés est indispensable pour assurer un temps de chargement minimum. Il est aussi parfois envisageable de ne pas afficher certains visuels sur mobile pour ne conserver que les illustrations absolument essentielles.

Autre source d’optimisation de la bande passante, l’utilisation d’animations HTML5 et CSS à la place des ressources graphiques classiques (gifs, motion design et autres effets). En effet, une animation HTML5 peut s’avérer bien plus légère qu’un gif animé (et bien souvent de meilleure qualité).

 3 – Swipe à gauche

Les apprenants sont évidemment des internautes comme les autres, rompus à la navigation web sur mobile. Ils s’attendent donc naturellement à retrouver les mêmes usages et gestes pour naviguer sur un module mobile learning :

  • swipe à gauche et à droite pour naviguer au sein du module,
  • clics ou taps pour une navigation plus traditionnelle.

Swiper à travers le module peut être plus rapide que chercher et cliquer sur un bouton.

Mais attention, en simplifiant et fluidifiant sa navigation dans le module, l’apprenant passe d’un écran à l’autre facilement, sans vraiment s’en rendre compte, surtout si les écrans se ressemblent. L’utilisation de repères visuels permet à l’apprenant de s’assurer qu’il avance bien dans son contenu. (pictogrammes, couleurs, volume de texte…)

4 – Pointer du doigt

Sur smartphone ou mobile, l’apprenant va logiquement utiliser son doigt pour interagir avec le contenu du module. Un doigt apporte une précision moindre et nécessite un espace plus important qu’un pointeur de souris. Il faut donc tenir compte de cette contrainte pour designer et penser les éléments de navigation et d’interaction.

Disposer deux liens trop proches l’un de l’autre, c’est risquer que l’apprenant tape sur un lien à la place de l’autre. Une activité pédagogique « drag and drop » est-elle adaptée à une utilisation sur mobile ?

Encore une fois, proposer une ergonomie irréprochable aux apprenants, c’est leur garantir un temps d’apprentissage optimisé.

5 – Portrait, un paysage différent.

Si vous avez l’habitude de créer un contenu pédagogique pour PC, vous travaillez sur des écrans en mode paysage. Pourtant beaucoup de gens utilisent leur smartphone ou leur tablette en mode portait. Un bon support mobile learning s’ajustera automatiquement et donc le contenu devra s’afficher correctement en portrait aussi.

Cependant, quelques contenus peuvent s’avérer compliqué à afficher proprement en portrait. Il faudra alors re-designer le contenu ou le penser différemment pour qu’il s’affiche correctement dans des orientations différentes.

Ce n’est pas toujours possible. Il faudra alors peut-être permettre à l’apprenant de scroller pour visionner un algorithme de prise en charge patients, un organigramme, …. Ce n’est pas forcément la solution idéale, mais c’est peut-être la plus efficace.

6 – Les saisies faites par les utilisateurs

Si le contenu pédagogique nécessite que l’apprenant saisisse du texte, l’outil auteur devra proposer l’utilisation du clavier tactile de l’écran. Cela signifie aussi que certaines parties des écrans du mobile learning seront susceptibles d’être masqués par ce clavier virtuel.

L’ensemble des éléments de saisie utilisés sur mobile doivent être soigneusement pensés. Par exemple, une liste déroulante trop longue est vraiment pénible à utiliser. Dans ce cas, la liste déroulante est-elle vraiment la meilleure option ?

7 – Il y a toujours une exception

Cela va sans dire, il est indispensable de tester les supports pédagogiques autant que possible avant de les déployer et de les proposer aux apprenants.

Sauf à maitriser parfaitement la flotte des smartphones disponibles dans l’entreprise, tester les modules e-learning sur mobile est une contrainte supplémentaire qu’il faut anticiper.

Théoriquement, un module mobile learning doit fonctionner sur tous les devices. Dans la pratique, il y a des exceptions et des bizarreries. Nous sommes toujours rattrapés par des nouvelles versions de mobiles, avec des écrans plus grands ou des ratios différents. Il est possible de l’anticiper en appliquant un responsive design au contenu pédagogique. Mais il y aura forcément UNE personne qui possédera un téléphone sur lequel le contenu ne s’affichera pas parfaitement…

 

il existe de très nombreux formats mobiles

 

Pourquoi pas une application mobile ?

Créer une application dédiée plutôt qu’un module digital learning en HTML5 peut s’avérer une solution intéressante. D’ailleurs, de nombreuses entreprises ont opté pour cette solution pour diffuser leurs formations.

Intéressant, oui mais pas dans n’importe quel contexte.

Une application mobile spécifique est une option intéressante si votre entreprise dispose d’une flotte de devices homogène qu’elle maîtrise et avec lesquels les apprenants consulteront les modules.

Si le contenu pédagogique exige le développement de fonctionnalités vraiment spécifiques et/ou complexes, l’application mobile learning peut aussi être un choix judicieux.

Au contraire, si le module e-learning est destiné à un public plus large ou à toutes sortes de devices, il faudra alors fournir de multiples versions de l’application (IOS et Android au minimum) et faire évoluer l’application au rythme des mises à jour des systèmes d’exploitation. C’est un investissement lourd !

Ensuite, la nécessité d’installer l’application pour avoir accès au contenu de formation est un frein à l’adoption et au démarrage du parcours de formation.

Avec des parcours digital learning en responsive, la seule application nécessaire est un navigateur web qui est nativement disponible sur tous les devices.

 

Cet article est inspiré de : https://elearningindustry.com/7-tips-great-responsive-elearning-design

La réalité virtuelle en digital learning

La réalité virtuelle est un environnement 360° avec lequel l’utilisateur peut interagir. Elle se démocratise depuis quelques année grâce à l’émergence de dispositifs grands publics (Cardboard de Google, caméra 360°, Gear VR de Samsung…). Le monde de la formation n’a pas été insensible à cette évolution technologique et de nombreuses expériences ont aujourd’hui dépassé le cap du prototype.

En quoi la réalité virtuelle apporte-t-elle une véritable plus-value pédagogique au digital learning ?

Les plus sceptiques n’y voient qu’un effet de mode, qui repose plus sur l’effet « wahou » que sur un véritable renouveau pédagogique. Les plus convaincus évoquent au contraire une émotion marquante, une immersion inédite et une expérience durable…

Pour plonger dans ce nouvel univers et anticiper la révolution pédagogique qu’on nous annonce, rien de tel qu’une expérience concrète de production d’un dispositif de réalité virtuelle ! LALAMEDIA et 4 étudiantes de l’université Grenoble – Alpes en master « Didactique des Langues et Ingénierie Pédagogique nuMérique » (DILIPEM) se sont associés pour tester, concevoir et produire leur dispositif de formation en immersion.

Un projet d’étude de réalité virtuelle en digital learning

LALAMEDIA et l’équipe DILIPEM ont imaginé et scénarisé le projet SPEAK.E. Un dispositif de formation en blended learning pour l’acquisition de compétences linguistiques professionnelles. Ce parcours pédagogique s’appuie sur des épisodes en immersion à 360°.

Production et diffusion

La captation se fait à 360° avec le matériel adéquat. La diffusion est faite soit à travers un casque de réalité virtuelle, soit sur un écran.

Côté technique, quels technologies et matériels mettre en œuvre pour un dispositif à 360° en immersion ?

Après un benchmark des solutions existantes, l’équipe DILIPEM a choisi une solution légère et souple composée de Storyline, Sphere, et une caméra Ricoh Theta S.

Sphere est un logiciel de scénarisation virtuelle : c’est le Storyline de la réalité virtuelle, qui permet de créer un parcours au moyen de déclencheurs, d’embranchements ou d’événements conditionnels. Sphere permet d’intégrer du contenu interactif (images, vidéos, modèle 3D, textes, etc.).

Les outils grands public Facebook et YouTube qui, même s’ils permettent de publier des vidéos en 360°, ont été écartés car ils ne répondaient pas à un cahier des charges professionnel.

La conception pour la réalité virtuelle

Une telle expérience d’apprentissage est efficace si l’environnement virtuel dans lequel l’apprenant évolue est complètement ouvert.

La vision à 360° confronte le concepteur pédagogique à une situation paradoxale : concevoir un scénario balisé et intuitif capable de capter l’attention et de guider l’apprenant.

« Comment attirer l’attention du spectateur dans un environnement à 360° ?  » est devenu une des questions majeures qui mobilise les professionnels de la Réalité Virtuelle. C’est LA question à laquelle il faut répondre dès la phase de conception d’un dispositif de réalité virtuelle en digital learning.

Le tournage en 360°

En 360° tout se voit ! Le défi est donc de garder le matériel et l’équipe hors champ. L’éclairage est également primordial (faible sensibilité des caméras 360°)  et doit naturellement faire partie de la scène. Sur le tournage, ni mandarine, ni réflecteur.

Autre particularité, les plans-séquences sont plus longs que lors d’un tournage « classique ». L’intérêt de la Réalité Virtuelle étant de permettre au spectateur de visiter son environnement, chaque séquence doit être assez longue pour permettre l’exploration.

Le retour d’expérience LALAMEDIA / DILIPEM

Le ressort de l’émotion est indubitablement un élément catalyseur de l’apprentissage, c’est le point fort de la réalité virtuelle.

La conception pédagogique et la réalisation d’un dispositif en réalité virtuelle s’envisage avec la même méthodologie que pour des modules de digital learning classiques. Les particularités pédagogiques et techniques s’estompent très rapidement après quelques réalisations.

La question de l’efficacité de la réalité virtuelle se place plus sur le plan de sa pertinence vs. l’objectif d’apprentissage (cf. taxonomie de Bloom)

  • Dans un objectif d’ « application », la réalité virtuelle est certainement un des outils les plus adaptés.
  • Pour les niveaux d’apprentissage « compréhension » et « analyse », la réalité virtuelle reste efficace mais pas n’apporte de valeur ajoutée particulière.
  • En revanche, pour des objectifs de « connaissance », de « synthèse » et d’ « évaluation », la réalité virtuelle n’est pas adaptée et il sera préférable de recourir à d’autres modalités de formation.

Reste que l’effet « wahou » et l’émotion provoquée par la réalité virtuelle peuvent être un méta-objectif recherché dans le cadre d’un dispostif de formation.

Quelques visuels du projet Speak-e : apprentissage de l’anglais professionnel en digital learning en mode réalité virtuelle 

Le Digital Learning déteste-t-il la lecture ? (partie 2)

5 conseils pour optimiser la lecture sur écran

Nous l’avions évoqué dans l’article précédent :

« La lecture à l’écran est non seulement plus lente de 25 % mais présente aussi un moindre confort visuel ».

LALAMEDIA vous livre ici les bonnes pratiques pour rendre la lecture sur écran plus confortable et plus motivante pour l’apprenant ?

1. Des écrans dédiés à la lecture

Si la lecture est parfois décourageante dans un module, c’est pour des raisons techniques et ergonomiques.

L’écran du module n’est parfois pas adapté à un texte et le concepteur est confronté à :

  • un problème de dimension
  • un problème de cohérence graphique (un texte doit présenter un bon contraste)
  • la présence d’éléments distrayants sur l’écran (l’écran de lecture doit au contraire être épuré)

La solution réside dans la conception d’un écran spécifiquement dédié à la lecture, sur fond clair, présentant un bon contraste.

Pour ne pas fatiguer les yeux, le texte ne doit pas être trop étroit afin d’éviter de trop nombreux retours à la ligne. Un texte trop large impose également trop d’effort à l’œil. Le texte idéal ne doit donc pas faire plus de 600 px de largeur, la largeur idéale souvent retenue étant de 450 px.

2. Le texte aligné à gauche

Contrairement au texte justifié, sa forme est irrégulière. Elle est donc légèrement moins harmonieuse et esthétique, mais elle présente l’avantage important de donner des points de repères à l’œil. 

L’apprenant risque moins de sauter des lignes et retrouve le fil de sa lecture facilement quand il revient en arrière ou s’est interrompu. Au contraire, un texte sans repère impose et un traitement cognitif plus difficile, et donc fatiguant.

3. Donner une visibilité sur la taille du texte

Pour s’engager sereinement dans la lecture d’un texte, l’apprenant doit savoir pour combien de temps il engage son attention. Cela lui permet de ne pas être parasité par des questions pratiques et de gérer son effort de concentration. En effet, commencer un travail de lecture dont on ne voit pas la fin est peu engageant !

4. Donner un but à l’apprenant 

Si l’apprenant ne voit pas spontanément l’intérêt de lire le texte, pourquoi ne pas lui indiquer

« Ce texte permet de comprendre en quoi… » 

Il peut aussi être motivé par d’autres arguments :

« Lisez ce texte pour répondre aux questions qui suivent »

5. Enrichir le texte d’illustrations 

C’est une manière d’enrichir le contenu pédagogique sans l’amoindrir !

Quelques exemples d’écrans retraités pour optimiser la lecture des textes




Il est parfois nécessaire de scinder un écran en deux pour faciliter la lecture de l’apprenant.


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Le Digital Learning déteste-t-il la lecture ? (partie 1)

Mettre à l’écran un texte « long » en digital learning est communément considéré, pour les Concepteur Pédagogique Multimédia, comme une mauvaise pratique, voire un écueil pédagogique et ergonomique.

Il est certain qu’un texte écrit mis à l’écran sans autre forme de traitement pédagogique ne se différencie pas du simple PDF. A quoi bon, donc, s’investir dans la production digitale et utiliser des outils techniques complexes pour un résultat si pauvre ?

Texte en digital learning : garder l’essentiel

De ce fait une action courante du Concepteur Pédagogique Multimédia est de résumer, de supprimer « le superflu », voire d’élaguer le contenu textuel, et, si possible, de remplacer les textes par des contenus multimédias.

De nombreux arguments pédagogiques, ergonomiques et sociétaux confortent ce parti pris :

  • Habitué à un zapping permanent et au survol des textes sur internet, l’apprenant est bien souvent découragé à la vue d’un texte de plus de 5 lignes. La lecture en diagonale est devenue la norme.
  • La lecture à l’écran est non seulement plus lente de 25 % mais présente aussi un moindre confort visuel. Le scintillement de l’écran pousserait inconsciemment l’internaute à abréger la lecture.
  • De nombreuses études montrent que l’apprentissage est favorisé par l’association de textes et d’images. Laisser des lignes sans illustration constitue donc un manquement pédagogique.

Pourtant, le texte à lire présente des atouts pédagogiques et une richesse de contenu qui ne sont plus à démontrer. Il est aussi évident que certains concepts complexes ne peuvent pas être schématisés, mais nécessitent d’être explicités de manière linéaire. Enfin, les lecteurs assidus parmi les apprenants ont de bonnes performances d’apprentissage sur les textes longs ; c’est donc plutôt la tendance au « tout visuel » qui les irritent et les découragent !

 

Tips LALAMEDIA pour bien intégrer vos textes

Le graphiste intervient très tôt dans la conception d’un contenu afin de garantir sa compréhensibilité.

Son rôle est d’orchestrer la présence des textes dans les écrans à travers des templates qui apportent un équilibre entre textes et illustrations.

Son objectif : rendre agréable et motivante la lecture d’un texte à l’écran.

Son expertise devient incontournable lorsque le texte est très présent.

Lors du contrôle qualité, nous sommes attentifs à l’organisation de chaque écran… une correction, un ajout de dernière minute et le charme est rompu !

 

> Retrouvez ici la partie 2 de cet article

 

Retour sur Elearning Expo : marché et tendances du digital learning

Vous n’êtes pas sans le savoir, mais fin mars a eu lieu le salon Elearning Expo.
Ma visite m’a inspiré quelques constatations et réflexions sur le marché et les tendances du Digital Learning que je vous livre ici.

Digital learning : croissance du marché et maturité des technologies

La presse s’en fait l’écho et je l’ai constaté ; les services RH ont gagné en maturité digitale :  digitalisation des processus, des relations collaborateurs et évidemment des supports de formation.

La presse nous annonce qu’au plan mondial, la croissance du marché du elearning et du digital learning sera de 20 % . En France, certains signaux annoncent que le marché va décoller à court terme.

Pourquoi maintenant ?

J’y vois deux catalyseurs : maturité technique et millenials.

La maturité technique est là. Les outils auteurs sont stables (Storyline, Articulate, Lectora), le HTML5 a définitivement chassé les formats Flash et installé le responsive design. Tous les devices sont devenus des supports de formation. Les apprenants y ont gagné une liberté d’usage qui confère une vraie valeur ajoutée aux dispositifs pédagogiques.

En parallèle de ces progrès techniques, les apprenants ont définitivement adopté – où sont nés avec – les outils du digital learning. D’abord parce que les millenials ont intégré les entreprises et apporté avec eux leurs pratiques digitales. Et que sans surprise, le digital learning leur apparaît comme une approche évidente (la seule ?) pour se former en entreprise.

Conséquence – confirmée au détour de conversations sur le salon – des postes de Digital Learning Manager ou de Chef de Projet Elearning font leur apparition dans les organigrammes. Signe que les entreprises et les responsables de formation réservent au digital learning une place centrale dans leur offre de formation. Et même constat au quotidien, la discussion ne porte plus sur l’efficacité des outils digitaux mais sur l’orchestration du dispositif.

 

Le digital (enfin) au service de la pédagogie

les tendances du digital learning : le digital au service de la pédagogie

Et au final ? Ces évolutions nous permettent aujourd’hui de nous concentrer sur la conception du bon mix outils, de pratiques pédagogiques et de dispositifs impliquants pour mettre enfin le digital au service de la pédagogie.

Cette tendance se confirme avec le nombre croissant de SPOC / COOC (souvent appelés à mauvais escient « MOOC ») qui offrent aux apprenants une flexibilité de formation réellement centrée sur leurs besoins et leurs usages.

Exploiter les micro-moments de l’apprenant, s’adapter à son rythme, répondre précisément à ses attentes et ses besoins de formation, c’est évidemment renforcer son intérêt et sa motivation. Conséquence directe : l’efficacité pédagogique est bien meilleure.

En cela, il faut saluer les évolutions des LMS comme « Syfadis Learning » de Futurskill, qui offrent aujourd’hui la possibilité d’analyser finement les acquis de chaque utilisateur et de générer un parcours personnalisé.

En parallèle, le digital se met au service du présentiel. Des outils comme Klaxoon permettent d’animer une formation présentielle, de capter et maintenir l’attention du participant, de favoriser l’interaction et la collaboration au sein d’un groupe. Là aussi, la formation gagne en efficacité, la mémorisation est meilleure, l’expérience est plus riche.

Ils deviennent incontournables…

les tendances du digital learning : les dispositifs incontournables

Impactants, implicants et performants, voici les contenus incontournables à intégrer à son portefolio d’activités pédagogiques en 2017

Le micro-learning

Parce qu’il correspond parfaitement aux usages des digital natives, le micro-learning émerge et gagne ses lettres de noblesse. En proposant un contenu court et très ciblé qui va à l’essentiel, le micro-learning permet à l’apprenant de répondre à une question au moment où il a besoin de l’information. Il s’appuie sur des supports très variés (PDF, vidéos, courts modules) qui permettent de fournir l’information de la manière la plus adaptée.

Le mobile learning

Toujours dans la poche, connecté non-stop, interactif, le smartphone est un support de formation redoutablement efficace. Il répond aux attentes de formation on the job, qui, à l’instar du micro-learning, s’appuie sur l’efficacité et la disponibilité instantanée et permanente du contenu.

Le vidéo learning

La vidéo pédagogique est un des outils les plus efficace pour capter l’attention de l’apprenant. Elle s’est imposée dans le digital learning : tutoriels, explications d’experts, démonstrations. Les usages du vidéo learning sont très divers. Une de ses qualités, à mon sens, encore sous exploitée, est sa capacité à créer de l’émotion. Mais dans tous les cas, elle donne une dimension plus humaine au sujet et renforce l’impact des messages. La vidéo pédagogique a encore de beaux jours devant elle ! 

Le social learning

Le cas du social learning est à part. Largement annoncé comme l’avenir de la formation en entreprise par la presse, les blogs et les cabinets de conseil, le social learning tarde pourtant à s’installer dans les entreprises (Qui connaît Workplace by Facebook ?). Les raisons ? Probablement la faute aux organisations encore très pyramidales des entreprises qui fait craindre aux collaborateurs l’œil inquisiteur de la hiérarchie sur sa participation aux échanges de la plateforme.

Comme pour l’implantation des réseaux sociaux d’entreprise, le manque de ressources alloués à l’animation et la modération d’une plateforme de social learning est certainement un autre frein à la réussite de ce type d’approche. Prometteur et séduisant sur le plan théorique, le social learning doit encore faire ses preuves dans la vraie vie. A suivre donc…

Faire du waouh utile !

C’est une certitude, les attentes de demain sont centrées sur l’optimisation des dispositifs et notre créativité à proposer des dispositifs de formation innovants centrés sur les apprenants.

Alors, en synthèse, je retiens une formule d’une de mes interlocutrices – et cela résume bien mon sentiment :

« Allez-y ! Lâchez-vous ! Faites-nous du waouh utile ! »

Appuyons-nous sur cette maturité technique et cette appétence des apprenants pour consolider nos offres et les enrichir de nouveautés !

Qu’en pensez-vous ?